27 août 2008

quand on est truie c'est pour la vie...

Hier matin n'était pas un jour fait comme les autres...
On était là avec ma collègue Sophie, on discutait, enfin je l'écoutais, enfin je l'écoutais pas vraiment parce qu'en fait je nourrissais des pensées profondes telles que l'épaisseur de ma glaire cervicale la première semaine de mon cycle, la fréquence et la signification de mes douleurs ovariennes, J8 ou pas J8 telle était la question...
Alors tout à coup, j'ai interrompu Sophie au beau milieu d'une phrase pour m'écrier "viens on va à la pharmacie je vais acheter un test de grossesse!" Je crois qu'elle a essayé de me raisonner mais j'étais déjà entrain de sauter sur mon sac à main et nous voilà parties comme des furieuses à la pharmacie.
Ah! Délectation suprême et tant attendue de se retrouver devant le présentoir-à-test à ne pas savoir lequel choisir... quel critère privilégier? La beauté de la boite? le prix? la sensibilité? finalement j'ai pris le moins cher qui était aussi le plus sensible (J-2) et pour la boite on s'en fout en fait...
Nous voilà reparties vers le bureau où je dépiaute mon trésor et file en catimini vers les toilettes qui se trouvent dans le labo de la boucherie.
Je rase les murs en planquant mon test sous mon t-shirt, j'entre dans la cuisine et condamne la porte à l'aide d'un seau et du manche de la serpillère, laisse à peine entrebaillée la porte des toilettes dont l'ampoule est cassée, et me voilà dans le noir, à essayer de distinguer l'envers de l'endroit du test. Je vais pas t'infliger tous les détails de ma miction cher lecteur, ce serait abusé hein, et pas très agréable mais quand même quand j'y pense toute seule dans le noir à guetter si personne ne rentre, à essayer de diriger le jet comme il faut sans éclabousser tout le test (sinon ça marche pas), et puis fébrile, je recapuchonne, je me rhabille dans le noir en tenant bien mon test à la verticale, et puis re-rasage de murs avec le test en équilibre sous ma chemise, je cours au bureau, pose mon trophée sur le sous-main de Sophie et me démonte le cou pour essayer d'apercevoir une éventuelle ébauche de ligne violette...
là, mais si, regarde, Sophie! y'a pas un truc qui apparaît là? roh mais si regarde bien! ah non c'est une ombre, si je le met comme ça non, on voir rien du tout...

ah ben non...

On ne fait pas de test de grossesse une semaine avant la date présumée de ses règles sous prétexte qu'on a eu un prout coincé à J8 qui faisait penser à des douleurs ovariennes et une éventuelle ovulation! c'est complètement nul!

La suite dans une semaine cher lecteur!

Pensez à moi lors de votre prochain pipi!

10 juillet 2008

Sale gosse!


Chers lecteurs, aujourd'hui je voudrais que nous planchions sur un épineux sujet : les sales gosses!

A partir de quand peut on décréter que le merveilleux petit chérubin aux jolies boucles blondes sur lequel tout le monde s'extasiait est devenu une tornade que rien n'arrête, se mettant à frapper, cracher, répondre, et à provoquer?
A quel moment le ptit bambin en couches bascule-t-il du côté obscur de l'éducation? Y'a-t-il quelque chose à faire pour déceler ce moment et l'éviter? Hmmm?

Remontons un peu dans le temps...

Au début, il y avait ça :

Un petit bout de vous qui débarque comme ça presque à l'improviste malgré l'attente...

Un petit bout de vous qui vous a déjà fait vivre le spectre complet d'émotions qu'est capable d'éprouver un être humain, sans même être sorti de votre ventre... avouez que c'est fort quand même!


Vous vous souviendrez avec émotion de votre test-pipi positif, et déjà les sentiments contradictoires qui vous ont envahi, futur père et future mère que vous étiez...

Ah! et les nuits qui succèdent, cauchemard après cauchemard! Les seins tendus, les nausées, l'épreuve des courses alimentaires qui vous portent invariablement au bord du vomissement. Et encore, vous êtes chanceuse, votre voisine, elle, vomissait pour de vrai!

Et puis le 2e trimestre, la "fin des petits maux" comme ils disent dans les bouquins, vous êtes sereine pour quelques temps, jusqu'à ce que l'echo morphologique vous propulse dans une autre dimension inexplorée de la galaxie truitesque. Vous l'aviez pas vue venir celle là!!! Mais c'est qu'on s'ennuie jamais chez vous, c'est pas grave, c'est l'aventure, on continue... et puis là c'est un cas un peu particulier qui n'inclue plus le "vous", alors on va pas revenir là dessus, un peu trop douloureux encore...

Et puis la fin approche, la fin des fins! Votre ventre est si gros que ça alarme même les plus chevronnées des mamies du quartier, celles qui ont pourtant accouché 14 fois sans péridurale, qui ont eu des jumeaux, des triplés, celles qui ont tout vu tout fait, celles qui vous racontent en boucle sans jamais se lasser...

Même celles-là restent sans voix devant votre bidon bedonnant qui vous précède partout!

Sous le t-shirt, votre ventre a subi une drôle de transformation! Non seulement il a considérablement grossi, mais la peau si claire et si fine de votre ex-ventre plat est devenue une map monde à elle toute seule! Mieux! Vous avez maintenant le guide michelin tatoué à même le ventre, très pratique, transportable partout, il fera l'admiration de tous vos amis!

La démarche pingouin-like est devenue un mode de vie pour vous, mais estimez vous heureuse de pouvoir encore vous déplacer en rusant avec votre centre de gravité, les pieds en canard, le dos cambré, le bidon pointé comme une arme devant vous! Dans quelques semaines "rouler" sera un terme plus adéquat pour décrire votre façon de vous déplacer.

Les "ptites bulles" qui ont éclos il y a plusieurs semaines, vous chatouillant le bas ventre, sont devenues une lutte de tous les instants. Réveillée en sursaut, vous découvrez que votre perfide de fils a coincé ses deux talons sous chacune de vos côtes afin de prendre appui pour pousser sa tête contre votre vessie, réduisant sa capacité de stockage à 2ml maximum.

Vous roulez donc toutes les 1/2 heures vers les toilettes, à l'autre bout de l'appartement.

Vos ligaments ont l'air de vous insulter copieusement chaque fois que vous bougez un orteil, c'est normal! Parraît que ça serait pire si votre bassin se contentait de se déplacer le jour de l'accouchement.

Alors oui, vous l'avez attendu ce bébé, vous en avez bavé, vous êtes brave, vous êtes forte, vous avez survécu à ces 9 mois et vous vous apprêtez à survivre à votre accouchement!

A côté de ça koh lantha et compagnie ça vous fait doucement rigoler, et vous avez raison!

Le pire dans tout ça c'est que vous n'êtes fâchée après personne, une fois que le fruit de vos entraille repose tranquilement la tête calée entre vos nénés.

Vous pourriez pourtant en vouloir à la terre entière d'avoir dû traverser CA! Mais non, non non! Orgueilleuse que vous êtes vous éprouvez seulement une fierté sans bornes devant la magnifique bouille de votre bébé d'abord, et devant l'épreuve que vous venez de traverser avec brio! Si! Vous êtes convaincue de l'avoir traversée avec brio, d'ailleurs les infirmières, sages femmes et compagnie ont bien récité leur texte en vous répétant combien vous poussiez merveilleusement BIEN, comme vous êtes courageuse! Comme votre accouchement était fantastique! Elles ont peut être même poussé le vice jusqu'à prétendre qu'elle ne l'oublieront jamais!

Vous trouvez alors encore la force d'oublier que vous avez passé plusieurs heures dans une position humiliante à gémir de douleur, à vous vider de partout, à insulter, pour certaines, copieusement le personnel, voir même à hurler à la mort!

Votre conjoint taît pudiquement le passage à la "poussée" quand il a cru réellement que vos yeux allaient quitter vos orbites, et que vos joues se gonflaient parce que vous ne poussiez pas comme il fallait.

Il prétendra avoir pleuré d'émotion à la naissance de ce petit être sanguinolent qu'on lui aura présenté comme son fils, mais qui peut vraiment être certain que ces larmes étaient vraiment une manifestation de joie et d'amour? hein? Bon, on va quand même garder le bénéfice du doute...

A ce stade donc, quand vous tenez enfin votre progéniture dans vos bras, il y a déjà un sérieu contentieux entre vous... Mais vous pouvez encore utiliser la dernière arme de votre dignité, dont vous allez user et abuser pendant des mois : le déni!

Vous n'êtes pas obligées de raconter la vérité, vous pouvez faire comme les copines et raconter partout à quel point cette grossesse a été merveilleuse, l'accouchement un rêve!

Vous pouvez continuer à utiliser la même technique pour raconter les nuits de votre bébé, ses progrés, ses biberons vite avallés, terminé par un rot parfait en la majeur! Bien entendu chérubin dort au moins 10 heures par nuit, il fait une selle par jour, 2 siestes de 2 et 3 heures, dit "aga aga" à bon escient, sourit aux anges, et manifeste de la joie quand son papa rentre du travail!

Sisi!

J'en connais même une qui prétendait que son nourrisson avait de l'HUMOUR!

Officiellement, la petite teigne qui vous a fait oublier le seul souvenir d'un sommeil réparateur, vous provoque des crises d'angoisse à la seule vue de l'heure du repas qui approche, vous vomit ses biberons dessus et pleure des heures dans vos bras comme si vous étiez une étrangère essayant de l'enlever, est encore un chérubin d'amour!

La famille et les copines s'extasient gentiement sur sa bonne bouille, le félicitent d'avoir déjà du caractère, et les courbes de taille et de poid de son carnet de santé sont des trophés que vous brandissez à la moindre occasion. Tous ces sacrifices ont une contrepartie savoureuse et vous jubilez d'autant plus que le quotidien est difficile...
Jusqu'à ce qu'il commence à se déplacer et à penser par lui même, petit chérubin peut encore tenir son rôle d'enfant parfait!

Quand vient le jour où vous pouvez raconter fièrement à la terre entière que "ça y est, il marche", les choses commencent à prendre une autre tournure...

Petitd'homme va alors prendre ses propres initatives. Les spécialistes vous diront qu'il apprenait à le faire depuis bien longtemps, mais jusqu'ici cela n'avait pas beaucoup d'inconvénients.

Maintenant, votre Progéniture accède à votre monde à vous, fouille dans vos affaires, vomit dans votre sac à main, jette vos tampons dans la cuvette des wc, bref : il n'en rate pas une!

Vous ne pouvez plus vous contenter de le caler dans sa poussette avec 1/2 paquet de boudoirs pour raconter à vos copines combien votre enfant est meeeeeerveilleux et vous en servir lâchement comme faire-valloir quand vous même n'avez plus grand chose à vanter...

Maintenant toutes vos phrases sont entrecoupées par des courses effreinées pour rattraper grand chérubin qui est entrain de se barrer du parc, qui sers de trampoline à un groupe de troizans, ou qui est entrain d'arracher les oreilles du caniche de la mémé d'en face.

Du coup, vos récits savemment étudiés n'ont plus du tout la même saveur.

"ah! les enfants! quel bon... CEDRIC! NON! ON MANGE PAS LES CAILLOUX C'EST SALE! -heur! J'ai de l'a chance avec le mien, il est tellement ado... CEDRIC! NE TOUCHE PAS A LA POUBELLE! rable! un vrai petit ange! CEDRIC TU REND LA CHAUSSURE DE LA PETITE FILLE!

Les choses se corsent à mesure qu'il grandit. Maintenant il parle, et vous espériez un peu de répit, ayant attentivement écouté vos copines qui vous relataient les adorables expressions de leurs petits morveux... Vous aviez hâte vous aussi de l'entendre zozotter "ze t'aime maman ssérie", en public si possible... au lieu de ça petit lardon ne rate jamais une occasion de pointer du doigt la dame à côté de vous à la caisse supermarché ou au parc et de s'écrier "oh maman lé grosse agad'!" ou "lé sale la dame lé tout' noire!"

Rapidement, bien sûr, votre gentil chérubin aura retenu toutes les grossièretés que vous proférez dans l'intimité du foyer familial sans y penser. Vous accusez lâchement la garderie, la nounou, les enfants du square voir les cousins plus âgés! Mais lardon chéri a l'art de ressortir à la perfection et sans une faute de prononciation vos propres expressions alambiquées telles que "file dans ta chambre! Je veux plus t'entendre!" et ça, c'est difficile de le mettre sur le dos des cousins!

Viens l'heure ou petit lardon est devenu bien grand, il va à l'école et vous avez ramé pendant quelques mois pour prendre des habitudes plus correctes histoire de lui montrer l'exemple et de redresser la barre... vous avez maintenant bien compris que c'était votre pitchounet qui vous éduquait mais vous n'en éprouvez qu'un vague sentiment d'abdication que vous avez relégué au fond de votre poche avec votre fierté, votre amour propre et le souvenir déjà lointain des matinées à traîner au lit qui datent d'une autre époque, avec un mouchoir par dessus.
Grand lardon semble avoir renoncé à proférer des injures et des menaces à tout va, vous vous félicitez d'avoir bien su tenir la barre et rayonnez devant l'enfant bien éduqué que vous trimballez partout avec vous.

Hélas, vous ne voyez pas le coup venir quand tout à coup tous ces parents avec qui vous avez lié des relations d'enorgueillissement mutuel vous racontent que grand lardon à appris des gros mot à leur petit dernier, et enseigne à grand deuxième l'art de la bagarre dès que vous avez le dos tourné...

Vous décidez, forte de votre expérience de "reprendre les choses en main", vous vous êtes gavé de bouquin sur l'éducation non-violente et sur l'écoute active et vous êtes certaine de faire passer le message, mais visiblement grand lardon n'a pas les mêmes lectures que vous car il entre dans sa période d'"autonomisation par le cri" et c'est lui qui vous hurle dessus dès que vous ouvrez la bouche...

Vous avez pourtant usé de trésors de patience, mais vous tremblez d'effroi à l'idée de devoir prononcer vous même le mot "non" ou "c'est pas possible, chéri", qui entraînent invariablement quantité de cris hystériques, de coups de pieds dans les murs ou dans les tibias si vous n'êtes pas assez rapide pour les éviter, et de déclarations grandiloquentes sur le mode "J'EN AI MAAAARRE MAMAN JE SUIS TREEEES FACHE JE NE T'AIME PLUS JAMAAAAAIS DE LA VIE!"

A vrai dire, à votre grand désarroi, ce n'est plus petit lardon que les gens regardent de travers, non! Ils ont la compassion habituée des gamins chamailleurs de cet âge. Non, c'est bien VOUS qu'ils regardent perfidement, attendant, suspendus à vos lèvres, votre réaction face au déchaînement de votre progéniture!
Vous vous accrochez tant bien que mal à votre certitude que la violence et les cris ne mènent à rien, mais force vous est de constater que la tactique inverse de votre grand-petit est surprenante d'efficacité, tandis que la votre semble tout à fait inappropriée.

Votre quatre-ans est entrain de hurler et vous entends à peine lui dire d'un ton posé au milieu du vacarme "tu as l'air très contrarié aujourd'hui mon chéri! Je comprends que ne pas avoir cette si jolie friandise que cet abruti de boulanger a exposé bien en vue dans sa vitrine te frustre terriblement, tu as entièrement le droit d'être en colère surtout que ton copain machin viens de sortir avec sa maman de ladite boulangerie avec un sac plein de bonbons, ça doit te parraître terriblement injuste, mais tu sais maman a réussi à conserver une audition tout à fait correcte malgré des années d'usage intensif de balladeur-cassette à fond les bièles dans les oreilles et elle aimerait bien la conserver encore quelques années, ce serait bien si tu pouvais trouver un autre moyen d'exprimer ton désarroi qu'en me hurlant dans les oreilles... Ah, oui, chéri! Je vois que tu fais des efforts manifestes pour exprimer ta colère autrement! Mais j'avais l'intention de conserver aussi mes tibias quelques années de plus, tu te souviens on avais dit qu'on ne pouvait pas frapper les copains, ben c'est aussi valable pour maman, hein mon coeur!"

Ce genre de monologue peut durer un bon moment et vous vous efforcez de ne pas relever les yeux sur la horde de mamans indignées qui ne comprennent pas que vous n'ayez pas comme elles mis une bonne fessée à grand-chérubin histoire de "marquer", le mot est juste, les limites de votre patience tout de suite...

Alors oui, à ce stade là vous pouvez légitimement vous demandez à quel moment bébé d'amour est devenue une furie sans foi ni loi! Où s'est inserré le grain de sable dans le rouage parfaitement huilée de votre éducation faite d'amour, de respect, de compréhension et de coups de gueules aussi quand même, il faut bien l'avouer...?

Alors, à ce moment là, histoire de ne pas sombrer dans la masse uniforme des parents conformistes qui tiennent la bride bien droite à leurs enfants bien-mieux-élevés-que-le-votre, vous décidez de regarder les choses autrement...

Vous voyez alors un grand garçon de quatre ans qui a assez d'assurance et de confiance en lui pour vous dire "zut" (ah non, zut ne fais pas encore partie de son vocabulaire, mais vous voyez ce que je veux dire... quand il estime que vous êtes injuste avec lui, un enfant capable d'avoir sa propre opinion et n'a pas peur de vous la donner et de la défendre. Un enfant qui comme tous les autres adore braver les interdit, jouer avec la magie des gros mots, faire la guerre avec les copains, et se laisse parfois déborder par un excès d'énergie...
Oui, cet enfant que vous avez devant vous, à force de patience et de compréhension, est capable de réaliser tout seul que le coup de pied qu'il viens de filer à la petite copine qui lui avait piqué son jouet lui a peut être un peu fait mal, et qui s'excuse de lui même sans le crier haut et fort, ce qui fait que vous ne l'aviez peut être pas entendu...
Ce grand garçon tout à coup, après des mois de bataille avec vous, s'épanouit comme par magie, semble vous dire "tu vois maman, on a tenu le coup tous les deux et je viens d'intégrer des tas de choses, il me fallait juste un peu de temps". Un beau jour vous vous levez et tout deviens plus facile sans que vous compreniez très bien pourquoi... Vous dites non pour un 2e bonbon à grand lardon et il vous demande "ce n'est pas l'heure?" avant de chercher autre chose d'intéressant à faire. Vous restez pantoise avec la tension qui a déjà grimpé de quelques crans, vous attendant à livrer un nième combat, mais non...
Vous surprenez grand lardon à l'aire de jeu du mac do expliquant aux grands copains que petit-cousin est plus petit qu'eux et qu'il ne faut pas le pousser comme ça, surtout qu'il s'est fait un bobo sur le front un peu plus tôt (bon le fait est que le bobo a été causé par grand lardon, mais c'était pas fait exprès!)... Vous réalisez alors que vous avez bien fait de ne pas céder, jamais, à la tentation de dire à votre poussin d'amour de rendre coup pour coup pour "ne pas se laisser faire" en collectivité...
Vous êtes fière d'entendre votre marmot brailler 10 fois d'affilée au copain qui lui jette des balles dessus "Non, stop! Je ne veux pas que tu me jette des balles!" et de voir ledit copain cesser son manège à la 10ème fois sans qu'il y ait besoin d'une baston entre les deux...
Vous êtes fière, encore et surtout, d'entendre votre lardon d'amour vous répéter inlassablement, tous les jours que vous êtes "beeeelle comme une princesse/un camion rouge/un train qui va vite..." qu'il est "amoureuse" et qu'il vous "aime fort comme ça pour toute la vie"

Et finalement vous savourez d'autant plus votre fierté que c'est vrai, il faut bien le dire, c'était dur et pas gagné d'avance, et que des batailles il y en aura encore, mais que dès lors que vous cessez de considérer l'éducation comme une guerre entre vous et votre enfant, les choses deviennent tout à coup plus simples, plus naturelles.

Comme on dit, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage...

01 juillet 2008

Hé ben ça y est!

Un an de plus pour ma pomme!

Je me souhaite à moi même un bon annif (quoi? ça se fait non?), et tout plein de bonnes choses qui sont bonnes pour les ptites truies!

Heu pour le bilan de cette année on verra ça plus tard je suis pas en état!

J'en profite pour vous faire à tous de gros bisous chers lecteurs, amis, à ma famille bien sûr, à tous ceux qui m'entourent et qui me sont précieux, par leurs petits ou grand gestes ou leur simple présence qui m'est si précieuse!

voilà, sniff, c'était la séquence émotion du jour!

22 juin 2008

Moteur... Action!

Hihi c'est le nom du spectacle préféré de Cédric à Disney... enfin sauf qu'il aime pas quand le méchant est en flammes, alors ça ça l'impressionne et ça l'indigne! Quel est ce monde dans lequel on fait brûler vif des gens en public? Hein? Vraiment!

Enfin j'étais pas venue pour vous parler de ça, j'étais venue pour passer le temps avec vous et reculer l'heure de mon coucher... naaaaan c'est pas vrai!
J'ai fait des vidéos avec mon nouvau téléphone et je voulais vous les montrer. Bon la qualité est médiocre et en plus y'en a une ou j'ai filmé de traviole mais c'est pas grave, tout est bon dans le lardon!

Alors Cédricou au cheval :

encore cédricou au cheval

et la fameuse de travioles où cédric menace son papa d'une fessée... il l'avait bien méritée, le bougre!

20 juin 2008

De l'usage de l'écoute active et tout ce qui s'ensuit...

Non, je n'ai toujours pas lâché l'affaire malgré mon incompétence flagrante, je m'acharne toujours à essayer d'être une bonne mère!

parfois...

Quand je suis de bonne humeur, que j'ai pas mes ragnagnas, toussa toussa...

Non en fait je me rend compte que là où j'affiche mes meilleures performances c'est quand je suis au bout du rouleau et que la lutte acharnée devient au-dessus de mes forces.
Je me rappelle alors que mon fils n'est pas mon ennemi... que les tranchées que je vois dans le salon sont soit un fruit de mon imagination ou le résultat d'une semaine de procrastination (bordel partout quoi), et non le témoignage d'une guerre mondiale à la maison.
Je me souviens pourquoi je suis maman, que derrière le petit monstre qui me rend hystérique et mon pousse à bout, a existé il n'y a pas si longtemps un adorable petit garçon, et j'essaie de voir ce que l'adorable petit garçon peut avoir en face de lui qui le rende aussi insupportable!!!

Bref, c'est quand même souvent le résultat d'un épuisement doublé d'une flemme monumentale qui me fait réagir dans le "bon sens", comme quoi c'est prouvé, bien réagir est moins fatiguant que mal réagir!
Incroyable quand même, ça devrait donc être naturel!? Mais non, ça ne l'est pas!

Prenez le kiné par exemple...
Non, lâchez le kiné, c'était du figuré!
Tous les jeudi en ce moment c'est l'horreur, l'angoisse, le cauchemard absolu...

On a d'abord les 2km de trajet à pied (sous la pluie de préférence, en ce moment!) bercés de chouinement voir de braillements sur le mode "jeveuxpasallerchezlekiné jenaimarredukiné jelaimepaslekiné jemarchejecoursjesautejaipasbesoindukiné" etc etc...

Une petite pause a lieu en général quand on arrive devant le bateau-tigrou astucieusement posé devant chez Pompadour, là où ils vendent des super belles chaussures super belles... ils ont tout compris eux, ils trouvent moyen d'attirer les enfants et de les occuper pour obliger les parents à regarder leur vitrine et à ce train là, un jour, y'en a une qui finira par craquer sur cette superbe paire de Dr Marteens roses montantes...
Enfin bref y'a une pause à ce moment là, qui offre un peu de répit si on est pas à la bourre (1 fois sur 3) ou une nouvelle raison de brailler si on est à la bourre : "Cédric! on a pas le temps!" "Méééééééééé je voulais aller sur Tigrou JE VOULAIS ALLER SUR TIGROU!!!"

Une seconde pause toute aussi agréable a lieu quand on passe devant le bar derrière le cinéma et son putain de panneau publicitaire à la con pour des glaces... et TOUUUUS les jeudis, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, Cédric VEUT une glace!

L'avantage quand même (on se console comme on peut!) c'est qu'arrivés chez le kiné Cédric ne se rappelle plus qu'à l'orgine il pleurait pour ne pas y aller, puisqu'entre temps il a trouvé plein d'autres raisons de pleurer.
Enfin le résultat est le même : il chouine.

Le scénario se poursuite ensuite en général par un Cédric qui se déplace à 4 pattes sous les chaises de la salle d'attente si on est pas trop en retard, sinon c'est direct dans la salle de consult où il met sa main sur la barre qui fait lever la table d'auscultation qu'il n'a PAS LE DROIT de toucher parce que c'est DANGEREUX ce machin, mais qu'il touche à chaque fois et ne se lasse pas de faire monter/descendre/monter/descendre...
Il refuse bien entendu de monter sur la table, donc je l'y monte moi même et il hurle parce qu'il voulait monter tout seul...
Comme il est contrarié ben il déchire tout le papier de protéction qui Gildas viens juste de dérouler sur la table (en même temps je commence à me demander quand est ce qu'il va piger que c'est plus la peine d'en mettre du papier, il va finir de toutes façons en lambeaux dans la poubelle!!!), donc il se fait gronder par moi même... et là commence le pétage de plombs parce que Cédric me rit au nez et dépouille de plus belle le papier, puis comme le ton monte il se met à se marrer pour se moquer de moi, puis à cracher sur Gildas et à lui donner des coups de pieds etc etc...
ça se termine en général par une grosse engueulade quand la séance est terminée, voir une fessée quand je suis particulièrement à bout.

Maaaaaais jeudi dernier, Jérémie était avec nous. J'étais fatiguée de chez fatiguée. Il pleuvait comme vache qui truisse et j'avais pas de parapluie, j'avais mis mes tongues qui déteignent et qui sont d'un pratique pour marcher sous la pluie je te dis pas cher lecteur, j'avais qu'une envie c'était de rentrer chez moi, et je savais déjà d'avance que je m'apprêtait à vivre ma séance de torture quotidienne...

On gère des chouinements pas trop éloquents sur la 1ère partie du trajet. Arrivés à Tigrou, Cédric bien sûr n'écoute pas nos injonctions "on est en retard, il pleut, on a pas le temps", se dégage et court vers le jeux qui, heureusement, est innondé par la pluie. Mince, Cédric comprend par lui même que c'est pas la peine de monter dedans aujourd'hui...
2e partie du trajet Cédric réclamme sa glace que je lui refuse comme d'habitude, mais son père lui dit qu'on en a au congélateur et qu'il en aura tout à l'heure... Cédric râle parce qu'il la voudrait tout de suite mais il râle déjà moins que d'ordinaire...
Là j'ai la riche idée (entend stupide idée cher lecteur) d'annoncer à Cédric que j'ai un BONBON dans ma poche et qu'il l'aura s'il est sage chez le kiné!
Bouuuuh quelle horreur le chantage au bonbon, berk! berk! c'est affreux je sais et ça ne sers en plus strictement à rien car j'ai bientôt droit à la litanie inévitable : "je veuuuuuux mon bonbon tout de suite je suis saaaaaage là! tu vois maman je suis saaaaaage là!"

Nous tenons bon jusqu'au cabinet, on est bien en retard (et moi je suis bien mouillée), on est pas dans la même salle que d'habitude mais une ou on va moins souvent, avec une table qui ne se lève pas, ouf! encore un conflit d'évité! Cédric se retrouve quand même en larmes sur la table parce qu'il veut son bonbon toutdsuiiiiite!
J'essaie de le débarrasser de son pantalon mouillé pendant qu'il pleure tout ce qu'il sait puis, me rappelant que j'ai non pas un mais DEUX bonbons dans ma poche je lui en donne rien : oui, j'ai CEDE!, que la foudre du jemenfoutismeaucunelimitequelleeducation! s'abatte sur moi, ben oui j'ai cédé, et je n'en conçoit aucune honte, parce qu'au départ la connerie c'est moi qui l'ai faite, c'est moi qui ai eu tort de lui parler de ce bonbec à la con et de lui donner envie avec... et puis je le redit, l'éducation n'est pas une bataille rangée où l'un cède et l'autre gagne... je ne crois sincèrement pas même si souvent ça y ressemble.

Bref, tout ça c'est joli sur un blog, mais j'avais "papa" à ma droite et Gildas en face qui n'en pensaient pas moins, eux...
Ils se sont cependant abstenu de tout commentaire déplaisant étant donné la situation, ils comprenaient fort bien que je capitulais.

Comme je ne suis pas à moitié bête, j'ai expliqué pour me justifier à Cédric qui je lui en donnait un maintenant parce qu'en fait j'en avais DEUX!
Oui hein, faut être con quand même!
Evidemment cédric me réclamme à corps et à cris illico le 2e...
hin hin hin
en coeur, les deux hommes de la salle s'écrient "ah non!" et je vois déjà se dessiner sur le visage de ma progéniture l'ébauche d'un hurlement idigné.
Une lueur d'espoir et quelques lignes de "parler pour que les enfants écoutent..." me traversent alors et je coupe tout à trac en m'écriant presque hystériquement :

"ah bon et tu le voudrais à quoi ton bonbon?"

Intense concentration de Cédric (yes! yes! Il ne pleure pas! ça marche!), il le veut à la fraise, puis non, au citron... je lui propose un bonbon aux épinards puis aux crottes de nez, et c'est parti pour la rigolade... cette fois non seulement cédric rit au lieu de pleurer, mais en plus il rit avec moi et non DE moi :)
Ensuite je roule un bout de papier (que Cédric avait arraché un peu plus tôt de la table...) en boule et non jouons à nous donner des bonbons...
ah! Merveilleux stratagème que l'imaginaire! Je le sais! Je l'ai testé et approuvé plusieurs fois! On évite la frustration en inventant la situation...

On est restés sur ce mode là toute la séance, y'a eu quelques accrocs, mais dans l'ensemble c'était une bonne séance!

Je suis sortie de là, bien sûr, complètement vidée mais contente!

Je me remet donc à être plus à l'écoute de mon lardon et, suivant les conseils avisés de ma soeur Barbara, dont je suis une fervente admiratrice, je décide de prendre le temps plus souvent de m'asseoir avec cédric à la maison pour qu'on joue ensemble... partager ses jeux, partager ses découvertes, être témoin de son habileté... je sais que c'est ce qui manque à cédric.
Non pas que je ne m'en occupe pas, mais je m'en occupe de 1000 autres façons et je ne prend pas ce temps là. Et quand je le prend, je me montre hyper exigeante, c'est horrible! et c'est plus fort que moi! Le moindre échec m'agace et je ne peux m'empêcher de le lui faire sentir. C'est pourquoi j'avais opté pour éviter ces situations histoire de ne pas lui donner de complexes ou quelque chose comme ça...
Du coup il doit se dire qu'il ne m'intéresse pas...
Ah bravo!

Ce matin, à l'école, la maîtresse m'accueille par un "il est pareil chez vous qu'ici?" "heu... oui, certes!"
La maîtresse me parle un peu de ses difficultés à contenir cédric et à lui faire respecter les règles de vie et l'autorité, ça va elle est pas fâchée fâchée, à priori c'est loin d'être le plus terrible, mais il est vraiment obstiné et dur à canaliser. Elle me dit même avec amusement qu'il grogne quand elle le gronde... ça va elle a du bol moi il me hurle dessus et me crache dessus...

Fière de mon nouveau changement de cap avec Cédric, je lui dit alors "oui mais ça va un ptit peu mieux depuis que je prend plus de temps pour jouer avec lui... donc vous savez ce qu'il vous reste à faire! Vous vous asseyez dans un coin et vous jouez aux petites voitures avec cédric! voilà, bonne journée!"

gniéhéhé!

ça va hein la maîtresse a beaucoup d'humour... M'enfin son carnet d'évaluation est éloquent quand même!

Bref, je ne sais pas pourquoi c'est si compliqué de faire simple, mais je compte bien persévérer! Foi de Truiss!

16 juin 2008

une coupine!!!

Alors d'abord merci à Barbara pour le lien qu'elle a mis en comment de son propre blog, et dont le titre évocateur "mère indigne" m'a tout de suite bien plu!
Je suis donc allée pleine d'enthousiasme lire ce blog, mais j'ai vite déchanté en voyant que la fourmi avait triomphé de la cigale et que la madame avait décidé d'arrêter son blog "pas parce qu'elle a publié son livre mais parce qu'elle doit finir une thèse"
roh!
ben merde!
Même pas drôle!
Je commençait à me dire que ce n'était qu'une usurpatrice, même pas une vraie, car une vraie de vraie pourrait pas laisser tomber son blog comme ça, quand je vois son dernier message où elle dit en catimini que bon elle a quand même fait un blog "off" où elle continue d'écrire car elle peut pas s'en empêcher!
ouf!
Je me plonge avec délectation dans ses récits d'un goût tout à fait truitesque et me voilà partie pour une bonne soirée (et une bonne journée demain au boulot, très certainement, hihi!), et tu remarquera cher lecteur que j'ai pris le temps de venir te passer le lien avant de continuer à lire!
C'est dire comment je t'aime, quand même!

C'est >> ici <<

Bonne lecture et à très vite!

10 juin 2008

tagguée!

Hé oui cher lecteur, une première dans l'histoire de ce blog! Me voilà tagguée pour la première fois depuis... mhhh ça fait combien de temps en fait? J'ai la flemme de chercher, mais je suis sure que tu me le diras bientôt, lecteur assidu qui n'a pas manqué de noter et de fêter chaque année l'anniversaire de ce blog... hein? pas vrai?
Enfin bref, c'est ma soeur Vio qui a gentiement pensé à moi, malgré sa crainte non fondée de provoquer ma colère (on se demande bien pourquoi!)! Je sais pas vous, mais moi je trouve ça sympa d'être tagguée, c'est la preuve qu'on vous lit et qu'on pense à vous, enfin c'est comme ça que je le vois!

Doooonc voici les règles :

Il faut attraper le livre le plus proche
Aller à la page 123
Trouver la 5ème phrase
Et recopier les 3 phrases suivantes
Et enfin, tagguer 5 autres personnes

Bon, je suis bien assise en tailleur (et toute nue en plus, je sors de la douche!) sur le moelleux fauteuil de Jérémie à qui j'ai piqué son ordi, donc l'option "attraper le livre le plus proche" me semble compromise... "chériiii!? Tu peux aller me chercher mon Harry Pottier (c'est comme ça qu'on dit quand on est sur on bleug drôôôle) dans la chambre? Merciiii!"
Alors... pages 123 "chériiii!? Tu peux me chercher la page 123?" non je rigole ça je peux le faire quand même...
bon...
103... 112... 119... 125 ah merde... voilà : 123!
ok, alors quoi? la 5e phrase et recopier les 3 suivantes. oki :

"chériiii? tu peux me tenir mon livre?"

haha ça commence bien vous allez rien capter...

- Leviski - Dimitrov - Morane - Mullet - Ivanova - Morane à nouveau - Morane... MORANE QUI MARQUE!
Mais les cris de joie des supporters irlandais s'entendirent à peine parmi...

ah chuis con je me suis gourée c'était les 5 premières phrases qu'il fallait compter et non les 5 premières lignes! Je recommence! Faut copier à partir de la 5e phrase incluse ou non? Je dirais que non... Bon 5e phrase c'est quoi? ok...

Leviski s'empara du Souafle, le passa à Dimitrov... (et d'une...)
Quigley, le batteur irlandais, brandit sa batte et frappa de toutes ses forces un Cognard en direction de Krum qui ne se baissa pas assez vite et le reçut en pleine figure. (2)
Un grondement assourdissant monta de la foule. Le nez de Krum semblait cassé, il avait du sang partout, mais Hassan Mostafa ne donna aucun coup de sifflet. (3) ah ben tiens non ça fait 4.

Bon voilà, j'étais prête à faire un ptit concours pour voir qui trouverait de quel tome est tiré ce passage mais là c'est carrément trop facile...

Alors maintenant je dois tagguer 5 autres personnes... mmmh... j'ai l'embarras du choix en fait (ben oui je suis mondialement connue hein alors forcément je connais du monde!)

En premier je taggue ma voisine KARINE
En second je taggue mon amie SALWA
En troize ma femme, ma muse, ma mie, la talentueuse BUNNY
En quatre, la talentueuse aussi TICIA
Enfin en cinquième, le meilleur pour la fin... mon cher, mon tendre, l'élu de mon coeur et de ma vie, père de ma progéniture, amant de mes nuits, beau comme un Dieu, fort comme un... bon j'arrête j'arrête! Vous l'aurez reconnu, c'est lui c'est TAWNY

Hihi c'est à vous maintenant!

Bon je voulais vous raconter un autre truc mais je sais pu, et comme je squatte l'ordi de Jérémie va falloir que je te laisse, cher lecteur!

A bientôt pour de nouvelles z'aventures!

28 mai 2008

délibération truitesque...

Alors cher lecteur qui n'a rien suivi et qui risque de ne rien comprendre à l'affaire, ma soeur Barbara a lancé un concours de poèmes sur son blog sur le thème de la fête des mères et m'en a nommée juge. Je suis sensée doter le gagnant d'un voyage... le défi ici :

http://barbaracadabra.blogspot.com/2008/05/je-lance-un-dfi.html

Nous avons donc 3 concourrentes dont voici les oeuvres :

Barbara :

"Faites des mères"

Enfants de tout les pays
Faites des mères
Par vos bisous trop mimi
Faites des mères
Par vos rires et vos pleurs
Faites des mères
Pour mon plus grand bonheur
Faites des mères
Merci à mes deux petits
De m'avoir faite mère!

Violaine :

Toutes les mamans
devraient s'appeler Marguerite,
toutes les mamans
pour qu'on leur dise bien vite
en effeuillant la belle fleur
pour qu'il n'en reste que le cœur:
Je t'aime un peu
c'est pas du jeu
beaucoup beaucoup
ça c'est plus doux
passionnément
en te serrant
à la folie
oh oui ! oh oui!
mais pas du tout
ça voyez vous
on ne le dit jamais
ça ne serait pas vrai.

Anne Sylvestre

Solène :

M+P=S
Or M+S=(pi/5)*3216+(45%-28)+65!
Mais M=mmqelmdm
Donc M+S=10 puissance 1000 A
Où M=Maman
P= Papa
S= So
(pi/5)*3216+(45%-28)+65!= pas toujours simple
mmqelmdm=ma maman qui est la meilleure du monde ;)
A= Amour

Voilà cher lecteur, le choix est dur, la tension est à son comble, les méninges sont un surchauffe et...


je déclare...


tadaaaaaaa!


Vous avez gagné toutes les trois un voyage organisé à MEAUX :

Meaux est traversé par la Marne, le canal de l'Ourcq et le canal de chalifert. Fière de son prestigieux label "ville d'Art et d'Histoire", Meaux possède de nombreuses traces de son passé médiéval : en témoignent les remparts qui entourent le centre historique de la ville avec ses ruelles pittorersques, et surtout la Cité Episcopale, site unique en France. Meaux est entrer dans l'histoire grâce à son évêque Jacques Bénigne Bossuet, aussi surnommé "l'Aigle de Meaux". C 'est là qu'il prépara ses plus grandes oraisons funèbres. Bossuet est inhumé dans la cathédrale Saint Etienne. La ville a connu un fort développement dans les années 1960. Elle a su grandir en préservant son environnement et son cadre de vie, et en s'embellissant par un fleurissement important et très élégant. Chaque année, pas moins de 400 000 fleurs produites aux serres municipales sont plantées sur les 135 ha d'espaces verts que compte la ville à travers ses différents quartiers. Fort de ce fleurissement de qualité, la villa a choisi d'aménager et de décorer tous les petits espaces au bord des rues et places, de fleurir le sponts ainsi que la haltes fluviale en bord de Marne. Suite à un programme ambitieux de rénovation urbaine, Meaux a su privilegier la crétion de nouvel espaces verts : le parc urbain Chenonceau, la zone naturelle du Pâtis, ainsi que de nouveaux squares et jardins publics.
Meaux possède, à nos yeux, un pur joyau : le jardin de Bossuet. Ce jardin à la française, en forme de mitre, a été dessiné par Le Nôtre en 1639 et s'étend entre l'évêché et les remparts. Le fleurissement y est toujours remarquable. Il faut absolument le traverser et monter au sommet des remparts par un petit escalier aménagé dans une tour. Vous trouverez là un petit pavillon du XVIIème siècle, le cabinet de travail de Bossuet, agrémenté d'un beau rosier sur la façade et d'un simple parterre de pivoines. La vue sur l'évêché et la Cathédrale Saint-Étienne y est tout simplement magnifique!

Meaux, enfin, est la ville ou vit Truiss, célèbre pour son "traité sur la procrastination", qu'elle n'a malheureusement pas fini (procracra oblige), son gration Dauphinois, et son blog internationnalement connu.

Votre visite se terminera donc dans le quartier historique, connu pour sa catédrale, ses remparts et son magasin de milk shakes "magma" à côté du quel vous terminerez votre séjour par un joyeux, pittoresque et châleureux DEMENAGEMENT à la française...!



Hé oui cher lecteur et chères gagnantes, j'en profite pour vous annoncer que je vais probablement déménager d'ici 3 semaines, dans la précipitation mais aussi dans la joie et l'allégresse et que toute participation sera la bienvenue :D


Bravo les filles pour votre participation créative!
Bravo à Vio pour son choix de plagiat très pertinent!
Bravo à Solène pour avoir su utiliser ses propres compétences pour nous pondre une oeuvre originale, drôle, intelligente...
Bravo enfin à Barbara pour ses vers pleins d'amour et d'émotion, au jeu de mot bien pensé! J'ai beaucoup aimé!

07 mai 2008

quand y faut y faut!

j'ai une de ces flemme moi, cher lecteur!

ça tombe bien j'ai un grand pont de 5 jours!

je profite de ce post pour féliciter ma soeur vio qui va me faire tata pour la ... hmmm... combien déjà? 7e fois! ouahou! notre famille est de plus en plus grande et de plus en plus belle! sisi! j'en suis très fière! (comme si je pouvais m'en attribuer le mérite!)

Alors comme j'ai rien d'autre d'intéressant à dire à part "il fait beau" "j'ai pas perdu 15 kg cette nuit" "procracra c'est toujours moi" je te mets quelques photos de ce week end pour faire echo à ma soeur Barbara!

d'ailleurs si j'arrive à me sortir les doigts du postérieur assez longtemps je le rajouterai dans mes liens que tu puisse aller le visiter aussi, cher lecteur! Ainsi les 3/4 de la fratrie seront internationnalement célèbres!







29 avril 2008

La balle au bond...

Je saisis le prétexte pour écrire un petit message...

Tu me vois pas très inspirée ces temps ci cher lecteur pas vrai?

C'est parce que je suis en pleine crise de procrastinationnite aigüe. Ca a l'air drôle mais c'est pas de la blague... je suis vraiment en plein mais en plein dedans.

J'ai des choses très importantes à faire, qui me tiennent à coeur, mais qui me filent entre les doigts parce que... parce que ça : je procrastine. Je fais un peu, j'attend demain, j'aurais bien le temps, ce soir ça sers à rien, demain c'est juré, jusqu'à "depuis le temps c'est trop tard"...

je vis la boule au ventre chaque jour un peu plus et j'arrive pas à me filer ce putain de coup de pied au derche qui me fera redémarrer!

M'enfin là j'arrive au fond au fond je crois, je vais bien finir par remonter!

Bref! Je te parlais d'un prétexte cher lecteur, et j'en ai un bon : l'arrivée d'une nouvelle petite compagnonne dans la casba! Comme si c'était pas déjà assez le merdier comme ça mais que veux tu, on le sauras : j'aime les challenge, et j'aime me compliquer la vie (et accessoirement compliquer la vie de mes proches par la même occasion, je m'en excuse platement...)

Donc elle est arrivée dans ma vie hier, toute malheureuse, toute humide et toute miaulante...

J'étais tranquilou dans mon bureau, Céline était venue boire le café, ça discuttait, mais j'avais l'oreille ailleurs (on se demande pourquoi) et j'entendais miauler miauler... ça m'a rappelé la fois où un chat était tombé dans le mur quand je bossais pour le TIC à Camargues (c'est le nom de l'immeuble) et qu'il avait passé 3 semaines à miauler de façon déchirante, juste dans le mur à côté de mon bureau, donc juste dans mon oreille, c'était affreux!
Cette histoire s'était bien terminée malgré que même les pompiers aient baissé les bras, j'avais suspendu des torchons accrochés entre eux dans un soupirail et le chat avait fini par sortir... enfin ça c'est une autre histoire!

Bref donc, tout de suite ça m'a remuée et je suis sortie, je suis allée voir dans le recoins où la dame-aux-chats mets toujours des croquettes et y'avait là un chat tout mimi tout maigre juché sur une valise (je me demande bien ce qu'elle fouttait là la valise!) qui pleurait à fendre l'âme... Alors je l'ai appelé et il m'a suivi jusque dans le bureau.


Là, le chat a passé tout l'aprem entre calins et siestes dans mes fournitures de bureau.


Le soir Sophie ma collègue me dit "mets le dehors moi je peux pas ça me fait trop mal au coeur" du coup j'ai eu mal au coeur aussi, tu parles! J'ai alors appelé Jérémie et je lui ai fait ma petite voix de quand je je voudrais vraiment vraiment quelque chose steuplésteuplésteuplé et je lui ai demandé si je pouvais ramener le chat à la maison. Il a pas dit non. Il a dit oui, quoi!

Je vais donc pour prendre le chat mais nada, introuvable, on l'a cherché partout, il était nulle part, il s'était barré!

Adieu veau vache cochon couvée et matou...

















Le lendemain matin, ce matin donc, j'arrive au boulot juste après Sophie qui venait d'arriver, je lui dit "pas de nouvelles du chat?" elle me dit non, et là elle s'arrête et elle me dit "t'entends pas miauler?" si! Le chat était toujours dans le bureau! Planqué derrière le gros coffre fort!

Je l'appelle un peu et il sort tout de suite en ronronnant et m'a fait un énorme calin!

Aussitôt avec Sophie on a été lui acheter des croquettes du lait et de la pâté au supermarché d'à côté, on lui a fait un bon gueuleton mais l'a rien voullu manger, il voulait que des calins. J'en ai profité pour l'examiner un peu et à priori c'est pas un matou mais une matoute! MA matoute puisque Jérémie a pasditnondonciladitoui!
Matoute successivement appelée Canelle, Cléo, Carmen, chatounette m'a fait des calins toute la journée, elle n'a ni mangé ni bu ni fait de pipi ou de caca depuis 24h, elle tremble et cherche constamment le contact, elle se roule dans mon cou, ronronne, fait son truc avec ses griffes... et perds ses poils par poignées!
















Je me demande si elle est pas en châleur en fait...

Bref, le soir venu, la minette a daigné manger et boire. Ensuite on l'a ramenée à la maison et la voilà installée, une boite à chaussures en guise de caisse et un tuyperware en guise de gamelle mais bon on fait avec ce qu'on a!

Elle s'acclimate bien, on dirait qu'elle a toujours été là!

Elle mange, boit, est propre, elle fait des calins, joue, puis disparaît pour faire la sieste...

Je vais quand même l'amener rapidement chez le véto, elle n'est pas tatouée mais peut être qu'elle a une puce qui permettrait d'identifier son propriétaire... si elle n'en a pas, hé bien ma foi, on la gardera :)

Cédric va être fou de joie quand il va rentrer de Marseille!