Je sais cher lecteur que je suis bien silencieuse depuis quelques temps!
Ma vie n'est pas forcément silencieuse, mais mes capacités de communication sont en chute libre.
Je m'enferme, je me tais. Je n'ai pas envie de parler, de me raconter, rien à partager.
Ca ne me ressemble pas, pas vrai?
Mais c'est comme ça. Je couve, je cocoone.
Je vis une grossesse dans de très bonnes conditions, on ne va pas dire idéales parce que quelques bémols tout de même, mais enfin je ne vais pas faire la fine bouche!
Je suis à la maison, je peux me reposer à volonté, et heureusement car je suis (trop) souvent fatiguée. Mon grand est assez autonome pour me permettre une grande autonomie à moi aussi, tout en étant encore assez petit pour que je me sente encore utile! Il me couvre d'amour, de bisous, de calins (vive le complexe d'oedipe!!!), il couvre aussi sa petite soeur de bisous et de mots d'amour... Il parle à mon ventre, et colle son oreille sur mon nombril pour écouter si Camille lui répond... Si je lui demande ce qu'il dit, il me répond agaçé "mais c'est pas à toi que je parle!!!" Et il ne cesse de me dire qu'il ne faudra pas gronder sa petite soeur si elle fait des bêtises parce que c'est pas sa faute, elle est trop petite!
Et moi lovée dans mon canapé je savoure tous ces petits moments de bonheur, entourée d'amour de dehors et de dedans, chouchoutée par mon chéri qui est aux petits soins pour moi...
La seule chose que je regrette c'est de ne pas avoir fait ce fichu régime avant de tomber enceinte. Pourtant on m'a assez mise en garde!
C'était vrai. Le surpoids c'est un vrai problème, un vrai handicap dans une certaine mesure!
D'abord il y a les regard des autres, et le regard sur soi aussi qui change. Les miroirs qu'on évite. La déception chaque fois que l'on voit son reflet et qu'on a encore en tête son "visage d'avant" et que non, ce n'est pas celui là qu'on voit dans le miroir.
La balance que l'on fuit aussi. Les pantalons qui serrent inexorablement.
Le jugement des gens, tacite ou franc, à chaque repas. "Tu mange trop!" c'est dit ou c'est induit. Mais c'est toujours là...
Les douleurs constantes. L'impression d'avoir pris 30 ans d'un coup dans son corps. Les genoux qui protestent. Le dos qui hurle le soir quand on s'allonge. Le matelas qui s'affaisse. Les chaussures qui semblent à des années lumières quand il faut les lacer.
Et la faim, la faim qui est toujours là qui guette! La culpabilité quand on mange et quand on ne mange pas. Dès que la faim est là. A avoir honte d'avoir faim. A avoir honte de manger un yahourt. A avoir honte d'avoir envie. A avoir honte de craquer, et de se faire plaisir.
Les jours qui passent, cloitrée chez soi. Le dehors devient hostile. Les mamans à la sortie des classes. Les enfants dans la rue. La boulangère, la pharmacienne... L'impression que tous me regardent. L'envie de ne plus jamais sortir.
L'impression de voir avec tant d'acuité dans le regard de ses proches, tant d'acuité et de sévérité. La peur de choquer mes nièces et neveux rien que par mon apparence. La panique à l'idée de ce qu'ils vont penser.
Honte d'exister simplement, certains jours.
C'est pas pour caliméroter.
Ceux qui ne sont pas vraiment gros ne peuvent pas comprendre ça. Ceux qui pensent en me lisant que j'en rajoute et que "je ne suis pas si grosse que ça, enfin!" ne peuvent pas comprendre.
Je suppose que ce genre de chose arrive même à des gens qui n'ont que 5 ou 10kg de trop. C'est aussi dans la tête, comme on dit.
Et chaque mois, la visite fatidique chez la gynéco! L'appréhension du verdict de la balance. Son regard sévère, ses mots acerbes...
Vivement que tout cela finisse!
Et quand ce sera fini, quand Camille sera dans mes bras. Arriverai-je à perdre tous ces kilos? Je ne sais pas... j'ai peur que rien ne change! J'ai peur de ne pas y arriver. De me baffrer comme une vache et de grossir encore, encore et encore...
J'avais pas rêvé de ça pour ma grossesse.
Souvent je dis que la grossesse est le seul moment où on a le droit, ou au moins l'excuse, d'être grosse et moche. Le droit d'exiger une glace à 10h du soir, des fraises, un gateau, un massage, un bisou...
Le droit de se plaindre à longueur de temps! De demander à son chéri la télécommande à 2 mètres de sa main, le téléphone, mon tricot...
Le droit d'être à ce point autocentrée que le moindre bobo, le moindre petit prout, va être commenté en long en large et en travers toute la soirée sur des forums de discussions entre copines.
Le droit d'avoir des vergetures, de l'acné, du poil au menton, des bras qui pendouillent, et d'exiger que chéri nous trouve encore belle et attirante et nous désire encore...
Le droit de chouiner pour un oui ou pour un non, d'envoyer balader, de "snuter" comme disent les copines, d'oublier le lait sur le feu, la tarte dans le four, et le gosse à l'école... non, pas le gosse à l'école quand même!
Le droit d'être une princesse, une petite fille égoïste et capricieuse, tout en étant mère en devenir... comme pour savourer une dernière fois ce que l'on perd à tout jamais...
Et nos proches bienveillants nous accordent tous ces droits, font preuve de trésors de patience, de réserve, de maîtrise de soi.
Et malgré que tout le monde se coupe en 12 pour nous laisser vivre tout cela, il y a ce miroir, ce fichu miroir.
Et finalement on profite pas. Et finalement ce n'est pas amusant toutes ces gamineries. Finalement c'est la roue qui tourne, le temps qui passe, l'âge qui s'égraine et les enfants qui grandissent.
C'est Ophé qui va avoir 15 ans.
C'est le lardon qui pousse comme un champignon.
C'est chéri qui prend du bide.
C'est mes cheveux qui grisonnent inexorablement.
C'est cette toute petite puce en moi dont je guette chaque mouvement. Dont je guette par avance le souffle qui naîtra bientôt et dont je serai responsable.
Un deuxième enfant, ce n'est pas comme un premier. On sait déjà toutes ces choses là. Toutes ces choses merveilleuses mais qui pèsent. Cette responsabilité écrasante. Ces joies, cet émerveillement, dont on ne peut même pas s'attribuer la gloire. Tout ce qu'on peut faire, c'est les regarder grandir, les regarder apprendre, essayer nous aussi d'apprendre tant qu'on le peut encore. Les guider modestement. Les amener vers des situations, des lieux, des expériences dont ils pourront se nourrir un peu plus, un peu mieux. C'est se sentir dépassé constamment, "largué", mais fier! C'est piquer des coups de sang, de colère, en essayant de retenir encore un peu ce sentiment absurdement propriétaire! "Tu es à moi! Tu es mon enfant! Je te contrôle!" Fadaises! Dangereuses fadaises!
On ne contrôle rien, on ne possède rien, on a juste l'immense privilège de voir nos enfants grandir et nous couvrir d'amour, d'autant d'amour dont on les couvre nous aussi, pas toujours du meilleur escient, mais toujours sincèrement.
Mais pour l'instant, ma fille, tu n'es qu'une toute petite bulle d'amour en mon sein. Je n'ai aucun contrôle sur toi. Je ne peux rien faire qui te nuise, ni rien qui t'apporte vraiment. Je savoure chacun de ces moments sereins, la main posée sur mon ventre, à observer les vagues et les bosses que tu daigne m'offrir quand tu en as envie, sans même surement avoir conscience de mon regard qui te guette et qui te couve.
Rien ne compte d'autre que ce cocon où l'on se retrouve... toi, moi, ton père et ton frère. Peu importe la balance, peu importe le dos qui crie, les crampes qui mordent, le bassin qui grince. Je prise de sang, j'échographise, je gynécoloise et je sophrologise même, et j'éloigne de moi toute idée de me battre contre des moulins à vents, de me lancer dans des combats stériles qui me font perdre ce temps précieux qui file à toute allure!
Moins de trois mois me séparent encore de toi! Un clin d'œil dans une vie! J'ai si hâte de te voir, de sentir ton petit corps tiède dans mes bras. Et si peur en même temps de tous ces choix inexorables qu'il me faudra faire. De ces "ratés", ces erreurs, ces directions que tu prendra à cause ou grâce à moi... Mais je sais aussi que tu saura faire ton chemin, construire ton identité à partir de tout ce matériel autour de toi, avec ta propre personnalité, ta propre sensibilité, et tes propres choix.
Je ne te promet rien, Camille, même pas de faire de mon mieux, car ce serait présomptueux de savoir ce qu'est mon mieux, si tant est qu'il existe un mieux! Mais je serai là à te regarder avec amour, fierté et reconnaissance... Je ne te laisserai jamais tomber, je t'encouragerai, je t'engueulerai parfois, je te donnerai de bons et de mauvais conseils, de bons et de mauvais exemples, j'esserai 100 fois d'intervenir dans ton développement, et 100 fois tu me repoussera et me montrera des voies que je n'aurais jamais envisagées! Je serait tantôt humble et tantôt envahissante. Tantôt angoissée et tantôt téméraire. Tantôt injuste, tantôt clairvoyante.
Je serai ta maman, tout simplement, dès aujourd'hui et pour toujours!
31 mars 2009
11 mars 2009
HAPPY BIRTHDAY MA LOULOUTE!

Aujourd'hui c'est au tour de ma nièce Maëlle de prendre un an de plus!
12 ans! La vache ça rigole plus! Une ado de plus dans la famille, et quelle ado!
Alors un post spécial aujourd'hui pour une nièce spéciale elle aussi! J'espère que tu gardera tout au long des années ta gentillesse légendaire, ton amour des petits, ta patience (presque) sans limite, et que tu continuera à devenir de plus en plus jolie chaque jour!
Je te fais des gros bisous, on se verra en Avril j'espère!
12 ans! La vache ça rigole plus! Une ado de plus dans la famille, et quelle ado!
Alors un post spécial aujourd'hui pour une nièce spéciale elle aussi! J'espère que tu gardera tout au long des années ta gentillesse légendaire, ton amour des petits, ta patience (presque) sans limite, et que tu continuera à devenir de plus en plus jolie chaque jour!
Je te fais des gros bisous, on se verra en Avril j'espère!
05 mars 2009
BON ANNIVERSAIRE MA SOEUR
Aujourd'hui la star du jour c'est VIOLAINE!
Je sais pas si j'ai le droit de dire quel âge ça te fait! hihi!
Je pense fort à toi en cette journée particulière! Je t'aime fort et je te souhaite plein de bonnes choses pour toi et rien que pour toi! C'est TA journée j'espère que tu vas en profiter à fond!
Je sais pas si j'ai le droit de dire quel âge ça te fait! hihi!
Je pense fort à toi en cette journée particulière! Je t'aime fort et je te souhaite plein de bonnes choses pour toi et rien que pour toi! C'est TA journée j'espère que tu vas en profiter à fond!
02 mars 2009
Si ça c'est pas d'l'amour!!!
Mon chéri m'a composé une musique rien que pour moi! C'est très personnel, c'est fait avec le coeur et des heures de travail nocturne aaaah la bonne excuse : "oui je sais chérie je me suis couché à 5h du mat mais c'était pour te composer une musique" que voulez vous répondre à ça, hein?
Rien, un gros bisou et plein d'émotion!
J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à écouter ce petit bijou :
Rien, un gros bisou et plein d'émotion!
J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à écouter ce petit bijou :
15 février 2009
Et revoici notre rubrique hebdomadaire !
Je devrais changer le nom de ce blog en "Blog d'un voltigeur en herbe!" Mais bon je n'ai vraiment aucun avis intéressant à partager sur le monde en ce moment, vu que le monde je ne le côtoie plus beaucoup, enfermée que je suis entre mes 4 murs de chômeuse! Notez que ce n'est pas forcément désagréable à vivre hein! Nous voici en vacances à la maison, Jérémie, moi et Cédric, et on cocoone et on trouve ça bien agréable d'être tous les trois comme ça! Après la frénésie du rhtyme du travail ou de l'école, les moments volés le soir dans le stress, on a tous l'impression de se redécouvrir je crois, c'est vraiment bien... Jérémie passe des après midi entières à jouer avec son fils, le lardon nous dessine des bonhommes avec des sourires jusqu'aux oreilles, et moi je couve ma petite cahuète dans les meilleures conditions! Tout à coup j'ai envie de me faire du bien!
Bon ben voilà que je me met à parler d'autre chose que ce qui m'amène! Mais c'est pas grave, tant mieux, ça sera peut être plus divertissant que les exploits de mon fils en voltige, auxquels tu aura de toutes façons droit en fin de message cher lecteur, tant pis pour toi!
Alors de l'idée de se faire du bien je transitionne avec une anecdote qui devrait bien te faire rigoler!
Chéri-zhom-doudou-troll étant maintenant à la maison avec nous (passons vite fait sur la n-ième mauvaise nouvelle de l'année cher lecteur qui n'est sans doute pas au courant : nous sommes désormais deux à avoir été virés de nos boulots comme des malpropres, voilà c'est dit!), il m'a accompagné à ma dernière séance gynéco, tout heureux de pouvoir mettre enfin une image sur des mots tels que "spéculum" "toucher vaginal" etc... non je rigole roooh ne va pas te faire d'idées cher lecteur masculin, la salle d'examen est séparée par un paravent pour préserver la pudeur de ces dames ou plutôt celle de ces messieurs qui n'ont surement pas envie de nous voir exposées dans de telles conditions!
Bref
Chéri-doudou m'accompagne donc, chose que je n'avais pas envisagée avant ça, ce qui explique que je lui ait raconté les fois précédents que je trichais à la lecture de la balance quand venait l'heure fatidique de la pesée! J'enlevais allègrement 1, 2, ou 3kg suivant les circonstances et le nombre de cuiller de nutella mensuel. Môssieur s'insurge et prévoit de réveller le pot aux roses au docteur Michèle, mais je le menace de l'abandonner dans la salle d'attente s'il ne me promet pas de n'en rien faire.
Soit, le troll abdique à condition que je ne mente pas cette fois ci. Je suis confiante, j'ai l'impression de ne pas avoir trop abusé ce mois-ci, hé oui j'ai la mémoire courte, la chandeleur datait déjà d'une bonne semaine après tout! Et je promet.
Et je rentre dans le cabinet. Et je salue docteur Michèle. Et on rigole bien tous les trois, on fait de l'esprit en s'échangeant les nouvelles, on commente l'echographie et les echographes, et docteur Michèle nous confirme qu'il y a bien une option obligatoire dans le cursus universitaire qui oblige les futurs diplômés à être particulièrement désagréables lors des examens. Bref, c'est l'euphorie, la grande rigolade.
Et puis je monte sur la balance.
Et puis je ne rigole plus du tout.
Et puis j'hésite, quand même, à trahir ma promesse...
Ah lala fichue moralité! J'abandonne, j'avoue mes 4kg pris ce mois ci! Qui s'ajoutent aux 2 que j'ai cachés la séance précédente...
Docteur Michèle se fige, bredouille, bafouille... "vous avez pris SIX KILOS en QUATRE SEMAINES???"
heeeeu beeeen techniquement heuuuu c'est à direeee...
Elle essaie bien de rester sur le mode détente aimable-rigolade que j'ai instauré habilement en début de séance mais c'est un vrai combat intérieur et qui connaît docteur Michèle comprendra bien de quoi je veux parler. Je trouve néanmoins qu'elle s'en tire admirablement. J'ai hésité à l'en féliciter mais je crois que c'aurait été dépasser les bornes des limites et je ne voudrais pas me fâcher avec ma gygy chérie, mon coach, mon bourreau!
Mon orgueil est trop fort pour que je m'abaisse à avouer en sus que j'ai menti la fois d'avant... tant pis, j'affronterait les foudres du ma gynéco! Elle est craquante quand elle m'engueule!
Mais non elle ne m'engueule pas trop, elle me lâche, navrée, qu'elle va devoir me faire subir le redouté test "o'sullivan" qui consiste à se faire suer une heure au laboratoire d'analyse, à subir deux prise de sang, et à ingurgitet 100ml de sucre pur sous forme liquide. Parraît que c'est terrible!
Jérémie glousse, c'est bien fait pour moi!
Bon l'examen c'est demain, j'espère qu'entre 9 et 10 tu aura une petite pensée pour moi cher lecteur, et que tu rigolera bien...
Et moi je suis intérieurement aux anges en terminant cette séance gynéco. Je me sens bien. Parce que ça me touche d'être chouchoutée par ma gygy et mon chéri, ça me touche qu'ils prennent mes bourrelets au sérieu, ça me touche de les voir unis dans ce combat contre la malbouffe, et je me sens aimée, et j'ai soudain envie de me faire du bien, et de faire du bien à ma cahuète!
Que de chemin parcouru depuis le début de cette grossesse où j'étais encore dans une attitute très négative envers moi même, où je ne voulais rien faire ni rien savoir de ce qu'il se passait à l'intérieur de moi!
Alors de l'idée de se faire du bien je transitionne avec une anecdote qui devrait bien te faire rigoler!
Chéri-zhom-doudou-troll étant maintenant à la maison avec nous (passons vite fait sur la n-ième mauvaise nouvelle de l'année cher lecteur qui n'est sans doute pas au courant : nous sommes désormais deux à avoir été virés de nos boulots comme des malpropres, voilà c'est dit!), il m'a accompagné à ma dernière séance gynéco, tout heureux de pouvoir mettre enfin une image sur des mots tels que "spéculum" "toucher vaginal" etc... non je rigole roooh ne va pas te faire d'idées cher lecteur masculin, la salle d'examen est séparée par un paravent pour préserver la pudeur de ces dames ou plutôt celle de ces messieurs qui n'ont surement pas envie de nous voir exposées dans de telles conditions!
Bref
Chéri-doudou m'accompagne donc, chose que je n'avais pas envisagée avant ça, ce qui explique que je lui ait raconté les fois précédents que je trichais à la lecture de la balance quand venait l'heure fatidique de la pesée! J'enlevais allègrement 1, 2, ou 3kg suivant les circonstances et le nombre de cuiller de nutella mensuel. Môssieur s'insurge et prévoit de réveller le pot aux roses au docteur Michèle, mais je le menace de l'abandonner dans la salle d'attente s'il ne me promet pas de n'en rien faire.
Soit, le troll abdique à condition que je ne mente pas cette fois ci. Je suis confiante, j'ai l'impression de ne pas avoir trop abusé ce mois-ci, hé oui j'ai la mémoire courte, la chandeleur datait déjà d'une bonne semaine après tout! Et je promet.
Et je rentre dans le cabinet. Et je salue docteur Michèle. Et on rigole bien tous les trois, on fait de l'esprit en s'échangeant les nouvelles, on commente l'echographie et les echographes, et docteur Michèle nous confirme qu'il y a bien une option obligatoire dans le cursus universitaire qui oblige les futurs diplômés à être particulièrement désagréables lors des examens. Bref, c'est l'euphorie, la grande rigolade.
Et puis je monte sur la balance.
Et puis je ne rigole plus du tout.
Et puis j'hésite, quand même, à trahir ma promesse...
Ah lala fichue moralité! J'abandonne, j'avoue mes 4kg pris ce mois ci! Qui s'ajoutent aux 2 que j'ai cachés la séance précédente...
Docteur Michèle se fige, bredouille, bafouille... "vous avez pris SIX KILOS en QUATRE SEMAINES???"
heeeeu beeeen techniquement heuuuu c'est à direeee...
Elle essaie bien de rester sur le mode détente aimable-rigolade que j'ai instauré habilement en début de séance mais c'est un vrai combat intérieur et qui connaît docteur Michèle comprendra bien de quoi je veux parler. Je trouve néanmoins qu'elle s'en tire admirablement. J'ai hésité à l'en féliciter mais je crois que c'aurait été dépasser les bornes des limites et je ne voudrais pas me fâcher avec ma gygy chérie, mon coach, mon bourreau!
Mon orgueil est trop fort pour que je m'abaisse à avouer en sus que j'ai menti la fois d'avant... tant pis, j'affronterait les foudres du ma gynéco! Elle est craquante quand elle m'engueule!
Mais non elle ne m'engueule pas trop, elle me lâche, navrée, qu'elle va devoir me faire subir le redouté test "o'sullivan" qui consiste à se faire suer une heure au laboratoire d'analyse, à subir deux prise de sang, et à ingurgitet 100ml de sucre pur sous forme liquide. Parraît que c'est terrible!
Jérémie glousse, c'est bien fait pour moi!
Bon l'examen c'est demain, j'espère qu'entre 9 et 10 tu aura une petite pensée pour moi cher lecteur, et que tu rigolera bien...
Et moi je suis intérieurement aux anges en terminant cette séance gynéco. Je me sens bien. Parce que ça me touche d'être chouchoutée par ma gygy et mon chéri, ça me touche qu'ils prennent mes bourrelets au sérieu, ça me touche de les voir unis dans ce combat contre la malbouffe, et je me sens aimée, et j'ai soudain envie de me faire du bien, et de faire du bien à ma cahuète!
Que de chemin parcouru depuis le début de cette grossesse où j'étais encore dans une attitute très négative envers moi même, où je ne voulais rien faire ni rien savoir de ce qu'il se passait à l'intérieur de moi!

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons chez le primeur et achetons fruits et légumes avec la monaie qu'il reste à Jérémie. Je prend des pommes, des fraises, des endives, des champignons et même une mangue. J'ai revu totalement mon alimentation. Je prend plaisir à me préparer une salade ou des endives braisées, j'ai envie de partager ça avec ma famille, mais ils y prennent moins de plaisir que moi! Qu'importe! Je suis bien dans ma bulle et je la couchoute avec de bonnes choses! Ce soir j'ai pensé à des pommes de terre à l'eau et du poisson... j'ai hâte d'y être! Hier soir, vilaine séance macdo, mais je ne culpabilise pas, je me sens confiante, je me sens déjà mieux dans ma tête, dans mon corps. Ma peau est plus belle, je me sens plus légère, plus dynamique, mieux quoi!
Donc voilà le pourquoi du comment de la disgression qui m'a éloignée de mon sujet de départ : la seconde séance de voltige de Cédric!
Donc voilà le pourquoi du comment de la disgression qui m'a éloignée de mon sujet de départ : la seconde séance de voltige de Cédric!
A la descente du bus, la campagne délivre de nouveau ses odeurs, le sol sec craque sous nos pieds, tout est à la fois désolé et présage de renouveau à venir.
Cédric est radieux, il court devant moi, j'ai peine à le suivre...
Nous arrivons au club et les gens nous saluent. Ca n'arrive jamais ici! Peut être que c'est moi qui regarde les gens différemment? D'habitude même les gens dont je connais le visage m'ignorent.
On va directement au box de Camel qui est déjà presque prêt. Cette fois on a évité d'arriver 1/2h en avance, la séance est déjà suffisamment longue! Et Cédric n'est pas d'une grande utilité pour bouchonner le poney, elles sont déjà à 4 dessus!
Hop, c'est déjà l'heure d'y aller! J'ai tout préparé dans le sac à dos de Cédric : son fuseau de gym et ses chaussons de plongeur, attirail recommandé unanimement par toutes les petites voltigeuses! Il a même le pull en polaire qu'elles m'ont conseillé, et que je possédais déjà dans son armoire! Bref! il est fin prêt!
Cédric a un petit moment d'hésitation quand je l'envoie demander à Marina ce qu'il peut faire pour aider (il y a du matériel à transporter) je crois qu'elle l'impressionne. Moi aussi, plus de 20 ans après, elle m'impressionne toujours :D
Aussitôt Marina lui assigne une tâche et moi je m'éclipse. Il suit les plus grandes, porte des tapis, des barres, on ne le laisse pas à la traine mais on ne le prend pas par la main non plus, l'heure est à l'autonomie, mais l'autonomie sans brusquerie, vraiment idéal par rapport aux besoins et capacités actuels de Cédric!
Les plus grandes le prennent en charge, elles sont à l'écoute et adorables, c'est chouette à voir!
Cédric a un petit moment d'hésitation quand je l'envoie demander à Marina ce qu'il peut faire pour aider (il y a du matériel à transporter) je crois qu'elle l'impressionne. Moi aussi, plus de 20 ans après, elle m'impressionne toujours :D
Aussitôt Marina lui assigne une tâche et moi je m'éclipse. Il suit les plus grandes, porte des tapis, des barres, on ne le laisse pas à la traine mais on ne le prend pas par la main non plus, l'heure est à l'autonomie, mais l'autonomie sans brusquerie, vraiment idéal par rapport aux besoins et capacités actuels de Cédric!
Les plus grandes le prennent en charge, elles sont à l'écoute et adorables, c'est chouette à voir!
Cédric observe les filles évoluer, puis parlemente avec Marina pour ne pas faire les exercices! C'est qu'il ne sait pas à qui il s'adresse le lardon! Peu lui importe d'ailleurs, quand il a quelque chose à dire, il le dit simplement... Marina lui répond tout aussi simplement et l'envoie au boulot!
Il est évident que Cédricou n'aura pas les performances de ses aînées mais ce n'est certainement pas une excuse pour ne pas essayer et ne pas s'entraîner pour y parvenir un jour! Tout se fait très naturellement, j'aime l'idée que rien ne soit fondamentalement perdu d'avance, qu'on ne prononce pas des phrases telle que "non pas ça Cédric toi tu es trop petit" et qu'on ne le confronte pour autant pas à des choses qu'il est incapable de faire et qui le mettent en situation d'échec. Cédric ayant de son côté cette capacité admirable à s'adapter dans n'importe quel groupe et n'importe quelle situation, j'ai l'impression à le regarder qu'il fait partie de l'équipe depuis des lustres!
Il prend l'entraînement au sérieu malgré qu'il
fasse aussi le pitre, mon œil de maman voit bien la différence et l'application qu'il met à faire ses exercices! Il m'a même dit s'être entraîné à la galipette en motricité à l'école en vue de la séance! Effectivement, sa roulade avant est parfaite! :DIl s'échine à faire le grand écart avec les copines, Marina le traite comme tous les athlètes, lui appuie sur le dos pour étirer les ligaments, répond aux protestations de Cédric, lui explique ce qu'il se passe dans son corps! Je suis étonnée et chamboulée! A un moment donné je croyais voir Ophé ou Noémie à la gym! J'en était toute retournée! Et étrangement pas du tout sur mes gardes ni inquiète!

Après ces étirements en tout genre, l'entrainement se poursuit par un petit footing pour accompagner le poney. J'aime bien cette vision de cette troupe d'enfant courant autour du poney dans un effort commun! Ça me ramène bien des années en arrière quand je regardait avec émerveillement l'entrainement de Babeth. Ça me donne aussi l'occasion de me souvenir à quel point cela m'attirait et m'effrayait en même temps, et je me dit qu'il serait compréhensible que Cédric ait peur aussi...
Et puis c'est le moment de monter à Poney! Cédric n'est pas du tout fatigué! Il a du mal par contre à respecter les consignes comme toujours rester derrière la longeuse et jamais passer devant la longe... Cédric passe allègrement outre la règle d'or et déclare que c'est une "corde à sauter". Nullement impressionné de s'être fait rabrouer, il joue à s'enrouler dans la longe... la longeuse est patiente et Cédric se lasse vite de ne pas réussir à l'énerver!
D'ailleurs c'est à son tour de passer. A nouveau j'apprécie de constater qu'il a sa place à lui à l'entrainement, on ne se contente pas de le faire monter 2 minutes histoire de dire, vu qu'il ne peut pas faire d'exercices "intéressants" et encore moins autonomes, tout le monde prend son travail très au sérieux et il a le droit à autant de temps sinon plus que les autres. La fille qui s'occupe de lui aujourd'hui est vraiment adorable, on surprend d'ailleurs sur les photos leurs regards complices qui m'ont beaucoup touchée! Cédric est sous le charme et n'oppose aucune résistance à se retrouver dans de multiples positions sur un Camel placide à souhait.Quand c'est au tour des copines de passer, pas question de s'endormir, on continue les étirements et l'entrainement. Marina s'efforce de faire tenir mon asticot en équilibre! Va falloir travailler ces abdos monsieur Cédric!

Encore un exercice sur Camel au pas, cette fois ci Cédric est tout seul. Il est très concentré et ne montre pas de signes de fatigue... je me demande comment c'est possible ça fait une bonne heure qu'il court dans tous les sens et s'entraine!
Après ça, Marina prend la longe et décide de faire trotter un peu l'arsouille, puis se ravise, demande à une des voltigeuses de monter derrière lui et annonce qu'elle va le faire galoper. J'ai un frisson. C'est exactement dans ces circonstances que je me suis cassé le bras il y a 22 ans! Cédric ne montre pas d'appréhension, ce qui m'étonne car en monte classique il en était venu à appréhender le trot, alors ne parlons pas du galop!
Marina lui demande par trois fois s'il est prêt, sûr d'être prêt. Elle le recentre quand il se disperse et ne semble pas concentré à ce qu'il fait. Elle est d'une vigilance qui m'étonne, on sent la longue expérience des enfants! Dans une pratique sportive comme celle ci, où le cavalier est jeune, monte un animal qui va vite, sans aucune sécurité ni port de casque, rien ne peut être laissé au hasard... et Marina connaît son métier par cœur.C'est le moment! Camel se soulève et part, Cédric pousse un cri de joie et éclate de rire! Il braille "wouhouuu! Ça fait du vent dans la figure!" Toujours aussi spontané, le rythme du galop ne l'empêche pas de décrire par le menu ses sensations, je ris toute seule en le regardant, je ris pour ne pas pleurer d'émotion...
Et puis Camel s'arrête. Marina félicite chaudement mon Cédric! Elle manifeste sa surprise de le voir aussi à l'aise! Je ne le suis pas moins à le regarder du haut du manège! Mais trêve de compliments, ce n'est pas le moment de se reposer sur ses lauriers et elle lui fait recommencer trois fois son passage de jambe par dessus les arçons : la jambe doit être tendue, Cédric! Je suis étonnée de le voir recommencer jusqu'à ce qu'il y arrive, connaissant le lardon je m'attendais à ce qu'il râle et descende sans attendre son reste... je crois que Marina a su le prendre et le conquérir, et surtout accrocher son intérêt. Pour moi c'est une belle performance d'entraineuse, et c'est ce qui permettra peut être un jour de belles performances de cavalier!
08 février 2009
Premier cours de voltige pour Cédric!
Ca n'intéresse personne mais c'était très important pour nous deux! Alors je vais te raconter et je t'autorise à ne pas lire, cher lecteur! Car il n'y a rien de plus chiant que les parents qui gagatisent sur les exploits de leurs enfants, pas vrai?
Donc un petit rappel des faits :
Cédric en avait marre du poney. Ca je pense que tu as suivi depuis le temps! Creusage de méninges pour maman afin de trouver une solution. Creusage de méninges tout à fait superflu aux yeux du papa qui pense (surement à juste titre) que la solution est simple : le désinscrire sur le champ.
Mais une truie n'est pas une truie si elle fait simple quand elle peut faire compliqué. Non, non, non on doit pouvoir essayer autre chose avant d'en arriver là!
Il se trouve que la solution arriva d'elle même sans qu'on l'ait demandée sous la forme d'une initiation à la voltige dans le cours des tout-petits. Nous sommes présent, le papa et moi, Cédric est surexité, fait le clown toute la séance, sautille en levant la main pour être le premier sur le poney, bref, déborde d'enthousiasme!
A la fin de la séance, je vais trouver son prof, Julien, pour lui demander s'il a trouvé une place dans le cours du samedi, comme je lui avait demandé. Il me dit que non, rien de dispo. Puis il me dit qu'il était très étonné de la performance de cédric, qu'il se débrouille super bien en voltige, qu'il est à l'aise avec son corps etc... il est encore plus étonné quand je lui rappelle que Cédric était absent à la dernière initiation qu'il avait organisé, ce qui fait que c'était sa première fois.
Julien réfléchis et me dit que c'est dommage qu'ils aient arrêté les cours de baby voltige, faute de participants... mais qu'il y a quand même l'entrainement des petits, que l'entraineuse Marina manque de recrue, et que ça vaudrait peut être le coup de lui demander si elle prendrait Cédric avec elle...
Aussitôt dit, aussitôt fait, le mercredi suivant, comme Julien a oublié de demander à Marina, j'y vais moi même, je lui expose la situation, et elle accepte de prendre le lardon à l'essai dès le samedi suivant.
Cédric est aux anges! Il parle de la voltige sans arrêt! Hazard ou non, son comportement à l'école se transforme de façon nottable, ce quilui vaut les compliments de la maîtresse. Je le sens plus détendu, comme soulagé...
Samedi je suis très exitée de voir ce que ça donne! Vers midi, une tempête de neige s'abat sur notre contrée où il ne neige d'ordinaire jamais...
Quand nous partons, le sol est couvert d'une espèce de soupe bouillasseuse et glacée et la neige tombe en vrai blizard. Le temps d'arriver à l'arrêt de bus, nous sommes trempés jusqu'aux os. Les 5 minutes que nous devons parcourir à pied pour aller au club achèvent de nous transformer en serpillère, nous pataugeons dans cette neige à demi fondue mais épaisse, et comble de tout, nous sommes en avance d'1/2h... Nous regardons les petites de l'équipe préparer les deux poney, pendant que la neige tombe toujours aussi dru autour de nous, couvrant tout d'une épaisse couche blanche et molle.
Il fait froid.
Cédric grelotte.
Enfin c'est l'heure d'y aller!
Je laisse Cédric dans le grand manège et je monte observer tout ça du club house qui, lui, est chauffé! Malgré ça je suis glacée jusqu'aux os et je vois mon Cédricou claquant des dents malgré sa sagoule, son manteau et ses gants...
Les "ordres" fusent, Cédric essaie de suivre les grandes. Il battaille avec ses chaussures trempées, puis ses chaussons trop petits. Il suit ensuite les filles sur les tapis de gym, court à cloche pied, fait tant bien que mal sa série de galipettes avant... ça se corçe quand il faut la faire en arrière! Hého il a que 4 ans 1/2 le lardon hein!
Mais mon petit coeur ne se laisse pas intimidé et braille jusqu'à ce qu'on l'entende qu'"il ne peut pas faire ça tout seul", alors on l'aide, il est hilare...
Une jeune fille l'emmène sur un tonneau d'entrainement, harnaché comme un poney, et le fait descendre/monter, descendre/monter jusqu'à ce que Cédric refuse de continuer car chaque descente lui fait visiblement mal à ses pieds congelés.
Une autre jeune fille bien plus à l'écoute le prend en charge. Il a un poney presque pour lui tout seul, pendant tout le reste de la séance. Elle court avec lui tout autour de la piste pour qu'il se réchauffe, puis lui fait faire des tas d'exercices amusants sur le poney, de façon à ce qu'il oublie où il se trouve et s'amuse, au pas et au trot.
Au bout d'1H30, les filles sont encore à répéter leur enchainement pour la compète, Marina me fait signe de récupérer Cédric qui est allongé sur la croupe du gros "Camel" pour se tenir au chaud. Je récupère le lardon frigorifié et lui frictionne les pieds au club house jusqu'à ce qu'il soit un peu réchauffer. Je lui donne son goûter. Cédric est tellement content de sa séance qu'il demande à téléphoner à son papa pour lui raconter!
Je regarde par les trous d'aération du manège la neige qui tourbillonne au dehors et s'engouffre dedans, posant une couche blanche sur la sciure aussitôt piétinée par les chevaux. On a pas envie de se remettre en route!
L'équipe organise un goûter après la reprise mais je me sens un peu mal à l'aise, je n'étais pas au courant et je n'ai rien ramené. Et puis il faut qu'on rentre pour se réchauffer.
Je descend avec Cédric, j'ai un peu du mal à capté l'attention de Marina pour faire le point. Elle me dit qu'elle veut bien garder Cédric, mais qu'il est vraiment trop petit pour tenir 1H30! Là dessus je suis bien d'accord! On convient de lui faire faire des 1/2 séances, à l'avenir, en espérant que le temps sera plus clément!!!
Le retour est pour le moins pénible! Cédric a eu l'air de se réchauffer vite! moi il m'a fallu plus de deux heures, une bouillotte et un bain chaud, pour cesser de grelotter!
Jérémie me regarde en secouant la tête... il pense vraiment que c'est n'importe quoi... je me demande s'il n'a pas raison! J'ai un peu honte de moi... mais Cédric a vraiment l'air content...!
Donc un petit rappel des faits :
Cédric en avait marre du poney. Ca je pense que tu as suivi depuis le temps! Creusage de méninges pour maman afin de trouver une solution. Creusage de méninges tout à fait superflu aux yeux du papa qui pense (surement à juste titre) que la solution est simple : le désinscrire sur le champ.
Mais une truie n'est pas une truie si elle fait simple quand elle peut faire compliqué. Non, non, non on doit pouvoir essayer autre chose avant d'en arriver là!
Il se trouve que la solution arriva d'elle même sans qu'on l'ait demandée sous la forme d'une initiation à la voltige dans le cours des tout-petits. Nous sommes présent, le papa et moi, Cédric est surexité, fait le clown toute la séance, sautille en levant la main pour être le premier sur le poney, bref, déborde d'enthousiasme!
A la fin de la séance, je vais trouver son prof, Julien, pour lui demander s'il a trouvé une place dans le cours du samedi, comme je lui avait demandé. Il me dit que non, rien de dispo. Puis il me dit qu'il était très étonné de la performance de cédric, qu'il se débrouille super bien en voltige, qu'il est à l'aise avec son corps etc... il est encore plus étonné quand je lui rappelle que Cédric était absent à la dernière initiation qu'il avait organisé, ce qui fait que c'était sa première fois.
Julien réfléchis et me dit que c'est dommage qu'ils aient arrêté les cours de baby voltige, faute de participants... mais qu'il y a quand même l'entrainement des petits, que l'entraineuse Marina manque de recrue, et que ça vaudrait peut être le coup de lui demander si elle prendrait Cédric avec elle...
Aussitôt dit, aussitôt fait, le mercredi suivant, comme Julien a oublié de demander à Marina, j'y vais moi même, je lui expose la situation, et elle accepte de prendre le lardon à l'essai dès le samedi suivant.
Cédric est aux anges! Il parle de la voltige sans arrêt! Hazard ou non, son comportement à l'école se transforme de façon nottable, ce quilui vaut les compliments de la maîtresse. Je le sens plus détendu, comme soulagé...
Samedi je suis très exitée de voir ce que ça donne! Vers midi, une tempête de neige s'abat sur notre contrée où il ne neige d'ordinaire jamais...
Quand nous partons, le sol est couvert d'une espèce de soupe bouillasseuse et glacée et la neige tombe en vrai blizard. Le temps d'arriver à l'arrêt de bus, nous sommes trempés jusqu'aux os. Les 5 minutes que nous devons parcourir à pied pour aller au club achèvent de nous transformer en serpillère, nous pataugeons dans cette neige à demi fondue mais épaisse, et comble de tout, nous sommes en avance d'1/2h... Nous regardons les petites de l'équipe préparer les deux poney, pendant que la neige tombe toujours aussi dru autour de nous, couvrant tout d'une épaisse couche blanche et molle.
Il fait froid.
Cédric grelotte.
Enfin c'est l'heure d'y aller!
Je laisse Cédric dans le grand manège et je monte observer tout ça du club house qui, lui, est chauffé! Malgré ça je suis glacée jusqu'aux os et je vois mon Cédricou claquant des dents malgré sa sagoule, son manteau et ses gants...
Les "ordres" fusent, Cédric essaie de suivre les grandes. Il battaille avec ses chaussures trempées, puis ses chaussons trop petits. Il suit ensuite les filles sur les tapis de gym, court à cloche pied, fait tant bien que mal sa série de galipettes avant... ça se corçe quand il faut la faire en arrière! Hého il a que 4 ans 1/2 le lardon hein!
Mais mon petit coeur ne se laisse pas intimidé et braille jusqu'à ce qu'on l'entende qu'"il ne peut pas faire ça tout seul", alors on l'aide, il est hilare...
Une jeune fille l'emmène sur un tonneau d'entrainement, harnaché comme un poney, et le fait descendre/monter, descendre/monter jusqu'à ce que Cédric refuse de continuer car chaque descente lui fait visiblement mal à ses pieds congelés.
Une autre jeune fille bien plus à l'écoute le prend en charge. Il a un poney presque pour lui tout seul, pendant tout le reste de la séance. Elle court avec lui tout autour de la piste pour qu'il se réchauffe, puis lui fait faire des tas d'exercices amusants sur le poney, de façon à ce qu'il oublie où il se trouve et s'amuse, au pas et au trot.
Au bout d'1H30, les filles sont encore à répéter leur enchainement pour la compète, Marina me fait signe de récupérer Cédric qui est allongé sur la croupe du gros "Camel" pour se tenir au chaud. Je récupère le lardon frigorifié et lui frictionne les pieds au club house jusqu'à ce qu'il soit un peu réchauffer. Je lui donne son goûter. Cédric est tellement content de sa séance qu'il demande à téléphoner à son papa pour lui raconter!
Je regarde par les trous d'aération du manège la neige qui tourbillonne au dehors et s'engouffre dedans, posant une couche blanche sur la sciure aussitôt piétinée par les chevaux. On a pas envie de se remettre en route!
L'équipe organise un goûter après la reprise mais je me sens un peu mal à l'aise, je n'étais pas au courant et je n'ai rien ramené. Et puis il faut qu'on rentre pour se réchauffer.
Je descend avec Cédric, j'ai un peu du mal à capté l'attention de Marina pour faire le point. Elle me dit qu'elle veut bien garder Cédric, mais qu'il est vraiment trop petit pour tenir 1H30! Là dessus je suis bien d'accord! On convient de lui faire faire des 1/2 séances, à l'avenir, en espérant que le temps sera plus clément!!!
Le retour est pour le moins pénible! Cédric a eu l'air de se réchauffer vite! moi il m'a fallu plus de deux heures, une bouillotte et un bain chaud, pour cesser de grelotter!
Jérémie me regarde en secouant la tête... il pense vraiment que c'est n'importe quoi... je me demande s'il n'a pas raison! J'ai un peu honte de moi... mais Cédric a vraiment l'air content...!
06 février 2009
Ce sera : Cahuète!
Hé oui! Ce matin, grand moment d'émotion devant l'écran de l'echographe! J'ai un peu du lui arracher les mots de la bouche et lui tirer les vers du nez mais...
C'est une cahuète qui gigotte dans mon ventre! Et elle est en pleine santé!
Je suis totalement lessivée par l'émotion, c'est fou! Je plane, je suis heureuse! j'ai envie de pleurer de joie toutes les 5 minutes! Je découvre l'incroyable bonheur d'attendre un bébé sans "mais", un bébé tout court, en toute simplicité... c'est génial!
j'ai vu sa petite bouche en coeur, par-faite! Et ses petits pieds tout droits en éventail!
Qui a dit qu'un bébé "normal" c'était banal? C'est la plus incroyable aventure qui sois! Et je savoure aussi la différence entre ces deux grossesses comme deux grossesses uniques, je ne réfute pas du tout les incroyables émotions que j'ai ressenties pour Cédric, toutes en densité et en richesse, en violence et en extrêmes! Mais je suis heureuse d'être enceinte pour la première fois une seconde fois...
Parce qu'en marchant dans la rue tout à l'heure, submergée par l'émotion, chouinant comme un veau sur le trottoir, j'avais l'impression qu'on venait juste de m'apprendre que j'étais enceinte... une sorte de renouveau, de découverte, de l'inconnu...
Tout va être nouveau! Un nouveau bébé, une nouvelle aventure... ça ne sera pas seulement "le 2e après le premier" ça sera deux enfants différents et deux histoires différentes et je trouve ça vraiment beau!
voilà vous pouvez ranger vos mouchoirs maintenant!
bisous bisous!
C'est une cahuète qui gigotte dans mon ventre! Et elle est en pleine santé!
Je suis totalement lessivée par l'émotion, c'est fou! Je plane, je suis heureuse! j'ai envie de pleurer de joie toutes les 5 minutes! Je découvre l'incroyable bonheur d'attendre un bébé sans "mais", un bébé tout court, en toute simplicité... c'est génial!
j'ai vu sa petite bouche en coeur, par-faite! Et ses petits pieds tout droits en éventail!
Qui a dit qu'un bébé "normal" c'était banal? C'est la plus incroyable aventure qui sois! Et je savoure aussi la différence entre ces deux grossesses comme deux grossesses uniques, je ne réfute pas du tout les incroyables émotions que j'ai ressenties pour Cédric, toutes en densité et en richesse, en violence et en extrêmes! Mais je suis heureuse d'être enceinte pour la première fois une seconde fois...
Parce qu'en marchant dans la rue tout à l'heure, submergée par l'émotion, chouinant comme un veau sur le trottoir, j'avais l'impression qu'on venait juste de m'apprendre que j'étais enceinte... une sorte de renouveau, de découverte, de l'inconnu...
Tout va être nouveau! Un nouveau bébé, une nouvelle aventure... ça ne sera pas seulement "le 2e après le premier" ça sera deux enfants différents et deux histoires différentes et je trouve ça vraiment beau!
voilà vous pouvez ranger vos mouchoirs maintenant!
bisous bisous!
25 janvier 2009
mouais...
Parce que ça peut pas être toujours drôle, je vous confie mon humeur morose du moment...
Faites-en ce que vous voulez ;)
Les galères d'argent, le sentiment d'injustice, d'incompétence, de solitude, d'impasse...
Mais pendant que j'écris ces mots j'ai une petite cacahuète qui me donne plein de coups de pieds dans le bidon, elle qui ne m'en donne pas souvent, c'est un signe "tout va bien maman je suis là!"
merci cahuète!
A bientôt pour l'echo morpho... je ne pense pas avoir grand chose d'intéressant à vous dire d'ici là.
Faites-en ce que vous voulez ;)
Les galères d'argent, le sentiment d'injustice, d'incompétence, de solitude, d'impasse...
Mais pendant que j'écris ces mots j'ai une petite cacahuète qui me donne plein de coups de pieds dans le bidon, elle qui ne m'en donne pas souvent, c'est un signe "tout va bien maman je suis là!"
merci cahuète!
A bientôt pour l'echo morpho... je ne pense pas avoir grand chose d'intéressant à vous dire d'ici là.
16 janvier 2009
Mais alors qui c'est-y qu'il n'y a là dedans? hein?
Pour ceux qui ont suivi, c'est à dire qui me suivent en dehors de ce blog vu comme je suis productive en ce moment, hier nous avions rendez vous pour une échographie de recherche de malformations sur notre petit bout...
Le dernière fois l'echographiste m'avait dit qu'il pourrait commencer à ce prononcer à partir de 18 semaines... l'echographie morphologique officielle se situant à 22 semaines, ça nous faisait quand même gagner un mois sur le diag, un mois d'angoisse en moins si possible...
Courant Décembre je prend donc rdv, mais il n'y a déjà plus de places pour la première quinzaine de janvier... après ça c'est un peu idiot puisque l'echo morpho sera début Février... La secrétaire me dit qu'il n'y a de place nulle part sauf dans un cabinet à Beauval, qui fait aussi les echographies 3D. RDV est donc pris pour hier, le 15 Janvier.
Avec Jérémie, nous passons 2 fois devant le cabinet sans le voir. On l'avait pris pour un local désaffecté... Rien d'écrit sur la façade indiquant qu'il s'agit d'un cabinet d'echographies... en regardant à travers la porte vitrée on voit une petite affichette à l'intérieur qui nous met sur la bonne voie...
L'endroit est presque désert, miteux. La secrétaire est d'une impolitesse peu commune...
Nous sommes reçus immédiatement par l'echographiste. Je vous passerai les détails de l'examen, il a été tout simplement odieux et d'une rare incompétence.
Dans mon bidou, mon petit coeur prostré, nous tournant résolument le dos, le visage bien caché entre ses bras, les jambes repliées sous le ventre et les pieds cachés sous ses fesses.
L'echographiste ne se donne pas la peine de sortir son matériel pour faire une echo 3D, il est ravi que bibou soit si peu coopératif, parce que pour lui c'est totalement idiot de faire une echographie maintenant, il prétend qu'à presque 20 semaines on ne peut rien voir, il met une mauvaise volonté hallucinante à faire son travail...
J'aurai dû m'en douter. Aujourd'hui les echographistes préfèrent abandonner les examens de grossesse plutôt que de prendre le risque de poser un diagnostic. Question d'assurances, la trouille d'un procès est devenue quelque chose d'irraisonné... prononcez le mot "antécédents" et vous verrez ces professionnels imbus d'eux même se liquéfier sur place...
J'en veux pour preuve la résignation guindée de celui qui m'a pratiqué la première echo quand il a vu mon dossier et qu'il a réalisé que c'était lui qui avait pratiqué le diagnostic de Cédric.
Bref, celui là avait choisi la tactique du retrait, après tout on est pas dans le cadre ni dans le terme de "l'échographie obligatoire imposée par la sécu" alors il peut se permettre de faire de l'ironie, de dénigrer, de lever les yeux au ciel et d'enchainer les propos imbéciles à propos de malformations dont il ne connait visiblement rien!!! "Il est réparé le pied de votre bébé maintenant?" "les pieds bots sont dus à de gros bébés qui n'ont plus de place dans l'uterus" "ah bon, la fente palatine communiquait avec le nez?" j'en passe est des meilleures...
Il s'applique à nous montrer la colonne vertébrale et l'estomac, prend des mesures au hazard, brasse de l'air quoi... J'ai bien proposé de faire bouger un peu le bébé mais il a fait la sourde oreille...
A l'évidence on est venus pour rien, on ne saura pas si notre petit coeur va bien!
Je lui demande si quand même il peut nous dire le sexe, histoire qu'on reparte avec quelque chose... il me dit "vous partez avec un bébé c'est déjà bien..." je lui rappelle qu'on est quand même venus avec... Finalement il doit se dire que ce n'est pas trop dangereux pour lui et consent à regarder...
L'image crève l'écran, je souris, il me regarde d'un air froid et me dit "oui ben rien n'est sur vous savez! Je ne peux pas vous garantir à 100%, ça dépend de la coupe, gniagniagni gnagnagna"
Hors de moi je lui dit que pour Cédric à Debré ils étaient capable de me faire un diagnostic, de visutaliser tous les membres et les organes en 5 minutes chrono, d'infirmer et de confirmer un diag long comme mon bras... L'echographiste se fige et fait la gueule. Il a de la chance j'ai été gentille, je ne l'ai pas vraiment dit méchamment.
En tous cas moi j'en suis sure, je l'ai bien vu le sexe de mon bébé, mais il m'a collé le doute et il faudra encore attendre 3 semaines pour être sur... alors...
Non non non je ne peux pas vous affirmer qu'un petit penis ne jaillira pas dans les 3 semaines à venir, je ne peux pas vous dire que mon petit coeur est une petite lardonne, non non je ne le ferai pas!!!!
Mais quand même hein!
J'ai déjà commencé ma liste de prénoms :)
Le dernière fois l'echographiste m'avait dit qu'il pourrait commencer à ce prononcer à partir de 18 semaines... l'echographie morphologique officielle se situant à 22 semaines, ça nous faisait quand même gagner un mois sur le diag, un mois d'angoisse en moins si possible...
Courant Décembre je prend donc rdv, mais il n'y a déjà plus de places pour la première quinzaine de janvier... après ça c'est un peu idiot puisque l'echo morpho sera début Février... La secrétaire me dit qu'il n'y a de place nulle part sauf dans un cabinet à Beauval, qui fait aussi les echographies 3D. RDV est donc pris pour hier, le 15 Janvier.
Avec Jérémie, nous passons 2 fois devant le cabinet sans le voir. On l'avait pris pour un local désaffecté... Rien d'écrit sur la façade indiquant qu'il s'agit d'un cabinet d'echographies... en regardant à travers la porte vitrée on voit une petite affichette à l'intérieur qui nous met sur la bonne voie...
L'endroit est presque désert, miteux. La secrétaire est d'une impolitesse peu commune...
Nous sommes reçus immédiatement par l'echographiste. Je vous passerai les détails de l'examen, il a été tout simplement odieux et d'une rare incompétence.
Dans mon bidou, mon petit coeur prostré, nous tournant résolument le dos, le visage bien caché entre ses bras, les jambes repliées sous le ventre et les pieds cachés sous ses fesses.
L'echographiste ne se donne pas la peine de sortir son matériel pour faire une echo 3D, il est ravi que bibou soit si peu coopératif, parce que pour lui c'est totalement idiot de faire une echographie maintenant, il prétend qu'à presque 20 semaines on ne peut rien voir, il met une mauvaise volonté hallucinante à faire son travail...
J'aurai dû m'en douter. Aujourd'hui les echographistes préfèrent abandonner les examens de grossesse plutôt que de prendre le risque de poser un diagnostic. Question d'assurances, la trouille d'un procès est devenue quelque chose d'irraisonné... prononcez le mot "antécédents" et vous verrez ces professionnels imbus d'eux même se liquéfier sur place...
J'en veux pour preuve la résignation guindée de celui qui m'a pratiqué la première echo quand il a vu mon dossier et qu'il a réalisé que c'était lui qui avait pratiqué le diagnostic de Cédric.
Bref, celui là avait choisi la tactique du retrait, après tout on est pas dans le cadre ni dans le terme de "l'échographie obligatoire imposée par la sécu" alors il peut se permettre de faire de l'ironie, de dénigrer, de lever les yeux au ciel et d'enchainer les propos imbéciles à propos de malformations dont il ne connait visiblement rien!!! "Il est réparé le pied de votre bébé maintenant?" "les pieds bots sont dus à de gros bébés qui n'ont plus de place dans l'uterus" "ah bon, la fente palatine communiquait avec le nez?" j'en passe est des meilleures...
Il s'applique à nous montrer la colonne vertébrale et l'estomac, prend des mesures au hazard, brasse de l'air quoi... J'ai bien proposé de faire bouger un peu le bébé mais il a fait la sourde oreille...
A l'évidence on est venus pour rien, on ne saura pas si notre petit coeur va bien!
Je lui demande si quand même il peut nous dire le sexe, histoire qu'on reparte avec quelque chose... il me dit "vous partez avec un bébé c'est déjà bien..." je lui rappelle qu'on est quand même venus avec... Finalement il doit se dire que ce n'est pas trop dangereux pour lui et consent à regarder...
L'image crève l'écran, je souris, il me regarde d'un air froid et me dit "oui ben rien n'est sur vous savez! Je ne peux pas vous garantir à 100%, ça dépend de la coupe, gniagniagni gnagnagna"
Hors de moi je lui dit que pour Cédric à Debré ils étaient capable de me faire un diagnostic, de visutaliser tous les membres et les organes en 5 minutes chrono, d'infirmer et de confirmer un diag long comme mon bras... L'echographiste se fige et fait la gueule. Il a de la chance j'ai été gentille, je ne l'ai pas vraiment dit méchamment.
En tous cas moi j'en suis sure, je l'ai bien vu le sexe de mon bébé, mais il m'a collé le doute et il faudra encore attendre 3 semaines pour être sur... alors...
Non non non je ne peux pas vous affirmer qu'un petit penis ne jaillira pas dans les 3 semaines à venir, je ne peux pas vous dire que mon petit coeur est une petite lardonne, non non je ne le ferai pas!!!!
Mais quand même hein!
J'ai déjà commencé ma liste de prénoms :)
30 décembre 2008
BIENVENUE THOMAS!
Inscription à :
Articles (Atom)