06 décembre 2007

Hommage au lard!

Ce petit article couve dans ma tête depuis trois jours, mais je cherchais sans succès des traces de mon sujet, aujourd'hui disparru ailleurs que dans mon souvenir. J'en serai presque venue à croire qu'il n'avait jamais existé, et pourtant! Tous les meldois se souviendront de cette fresque, sans doute avec l'étonnement de ne l'avoir jamais plus regardée que ça, tellement elle avait fini par se fondre dans le paysage!

J'ai fini par trouver, dans un blog extrêmement riche et intéressant sur l'art urbain de la ville de Meaux (dingue! je pensais pas que quelqu'un se serait penché là dessus!), un article sur cette fresque, avec photos à l'appui, que je vous invite à le lire ici : http://meaux.over-blog.net/article-4149852.html



Ca me parraissait impensable, ça ne m'avait jamais effleuré, qu'on puisse ainsi détruire une oeuvre d'art sans plus de cérémonie, sans égards... il y en a peut être eu pour l'auteur, je ne peut pas croire qu'il n'ait pas été informé de sa destruction, mais pour nous, spectateur ébahis, simple passant, habitant routinier attaché à cette vision onirique qui accompagnait chaque jour nos déplacements!
Rien ne me préparais à cette vision d'horreur, il y a de ça trois jours, quand je partais au travail, presque arrivée à l'arrêt de bus (hé oui cher lecteur, je me met à prendre le bus, oui, moi! après 18 mois d'abstinence!), quand mon regard est tombé... sur un vide déchiqueté, là, au beau milieu du carrefour.

Je sais pas pour toi cher lecteur, mais je trouve de toutes façons toujours douloureux de contempler un immeuble en destruction. On dirait que l'âme de ses occupants est arrachée avec les murs, les bouts de tapisseries qui resent collées dans le vide, les pans à demi éboulés... je n'aime pas cette vision...

Et par delà cette image horrible, il y avait ce bout de mur, qui restait au sol, haut d'à peine 1 mètre je dirais, et qui laissait voir encore le reste de la fresque, la fresque surréaliste peinte par Christian Bousquet (je viens de l'apprendre!), et que j'ai toujours vue sur ce mur depuis que j'habite à Meaux.

Je suis restée tant de fois à la contempler, si riche, si pleine de détails, si déroutante aussi comme le sont souvent les oeuvres surréaliste. Pleine de clichés, d'icônes, et racontant avec sa poésie propre un peu de l'histoire de la ville, beaucoup de la vision du peintre, dans un mélange étudié, un rêve éveillé, qui m'a, depuis enfant, toujours évoqué un mélange de cauchemard et d'espoir. Cette petite lucarne en haut de l'oeuvre, d'où coule une lumière claire, est comme une invitation à laisser sortir ces morceaux d'imagination. Du moins c'est comme ça que je le voyais : une tête pleine d'images, et une petite issue, tout en haut, difficile d'accès mais existante, qui laissait l'espoir de les voir s'envoler au jour.

Le caractère vieillot de ces personnages symboliques, mélangés à la composition "moderne" du surréalisme (qui est tout aussi veillot aujourd'hui!), me laissait penser parfois que c'était peut être l'Histoire elle même, qui essayait de s'échaper par cette lucarne. Tous ces fantômes du passés enfermés dans leur histoire, derrière le socle du temps, derrière la mort elle même, et qui se retrouvaient là pour toujours, prisonniers, oubliés à jamais. Cette petite lucarne, c'était le souvenir, le seul espoir qui leur restait de vivre un peu.
Dans le même temps, la composition très théâtrale, et ces éléments de décors factices, donnent aussi l'idée de la vaste mascarade qu'est la vie, les personnages semblent être les acteurs d'une scène de théâtre où les temps se confondent et se mélangent. Ces souvenirs passés qui se retrouvent pêlle mêlle dans l'Histoire, sont ils condamnés à jamais à rejouer leur propre rôle dans le souvenir des gens?

J'essaie de reporter ici le propos des réflexions d'une petite fille, qui me sont toujours restées, que je n'ai jamais essayé de transformer, d'analyser, de rendre plus juste avec le temps et la maturité. Par la suite, cette fresque est restée comme une amie un peu effrayante, un clin d'oeil familier, ce genre de choses qui ne bougeront jamais, un vestige vivant du souvenir de l'enfant que j'étais. Ce sont mes souvenirs à moi qui s'en vont aussi avec elle.

Alors tu imagine mieux, cher lecteur compatissant devant mes propos décousu, mon effroi ce matin là, quand mon regard est tombé sur ce reste de mur, ce reste de peinture, j'en aurais pleuré! C'est une vision qui aurait dû être préparée, qui n'aurait pas dû rester là, blessure indécente à la vue de tout le monde!

J'ai pensé à mon blog tout de suite, dès que je l'ai vue. Je suis restée à danser d'un pied sur l'autre, partagée entre le besoin de me dépêcher pour ne pas rater mon bus et l'impossiblité de me détacher de cette vision, de la mort d'une histoire qui est aussi la mienne...
J'ai pensé au blog, je me suis dit il faut que je le raconte, il faut que ça vive encore, encore un peu...

Je ne savais pas le nom de cette fresque, je ne l'ai jamais su. Je sais maintenant qui en est l'auteur, et si je le rencontrais je lui demanderait s'il l'a laissée mourrir lui aussi sans cérémonie, ou s'il existe un lieu où l'on peut se receuillir encore sur son existence, comme dans les livres d'art où gisent les tableaux qu'on ne verra plus jamais exposés.

J'avais toujours admiré la hardiesse du peintre à laisser son oeuvre exposée aux quatres vents. Je me demandais si un produit enduisait la peinture pour l'empêcher de s'abîmer. J'espérais que oui, j'espérais que mes arrière petits enfants la verraient aussi. J'étais fière de voir que nul n'osait la souiller. Les quelques tags écrits ici et là n'ont jamais dénaturé l'oeuvre, c'est plutôt comme s'ils l'accompagnaient avec discrétion.

Personne n'a fait l'affront d'apposer des moustaches à la madonne, cette oeuvre a toujours été respectée, je gage qu'elle a été aimée.

Quand je passe le matin devant les vestiges du concessionnaire qui occupait ces murs, je scrute le visage des passants, j'y cherche un effroi commun, une douleur qui unirait tous les habitants de la ville devant cette disparition. Mais je ne croise que l'indifférence. J'ai du mal à comprendre.

Déjà d'écrire tout ça, je sens que je me libère et que je tourne la page. Je n'ai plus besoin de m'accorcher à ce sentiment de peine pour que ce souvenir vive encore. Il est là, bien à l'abri sur le blog, il n'a pas totalement disparru.

04 décembre 2007

Cécric superstar!

Hihi! Je sais pas pourquoi je l'ai fait mais je l'ai fait! J'ai inscrit Cédric à une sorte de casting-concours, pas de quoi fouetter un chat puisque le gagnant verra sa photo sur le site et la newsletter, mais j'avais envie de le faire alors voilà je l'ai fait!

Il se trouve qu'il y a beaucoup de concurrents, mais il se trouve aussi qu'il est déjà 20e grâce aux votes de tous mes amis de forum!!!

Donc je demande maintenant à mes amis lecteurs de blog (mes amiiiiiiiiis!) de me donner un ptit coup de pouce aussi pour faire gagner les 10 places qui le mettront dans le classement à mon lardon d'amour!

Pour cela il vous suffit de voter par le lien ci-dessous, ou bien de me donner votre adresse mail pour que je vous envoie l'invit' qui fera compter votre vote double!

c'est ici : http://www.tao-legrandevenement.com/index.php?ComeFrom=vote&Id=56508

D'avance merci cher lecteur, du fond du coeur!

29 novembre 2007

on continue

je suis productive en ce moment, je rattrape le temps perdu... ou alors je m'attrape à perdre du temps ;)
bé oui, il est 23h20 je pourrais aller me coucher, mais non, sans quoi je risquerait d'être reposée demain et de pas faire la larve au boulot! j'vous raconte pas en ce moment je suis sur les rotules, j'ai des couilles de brontosaure à la place des yeux (hé non l'expression n'est même pas de moi alors arrêtez les mauvaises langues!) du matin au soir, j'ai des bouttons plein la gueule (j'vous jures, je commence à m'inquiéter quand même j'ai l'impression d'avoir 13 ans c'est terrible!), et en plus je suis GROOOOOSSE!

Bien entendu je ne fais rien pour arranger tout ça, on sait jamais des fois que ça marche et que je n'ai plus de bonne raison de faire mon calimero ce serait trop bête!

Bon à part ça j'ai bien fait de ne pas te parler du fameux catacylsme cher lecteur, puisque c'en était pas un! hé non! enfin si sur le coup mais maintenant non! tu comprends pas hein? héhé! bon allez je te racontes!

C'était mardi. Ca pelait sévère, mais j'étais en forme, plutôt bien, plutôt gaie.
J'arrive au boulot après mes 3km à pieds matinaux, et je trouve Nati dans son bureau habillée de pied en cape, l'oeil brillant, le sac à l'épaule.
J'avais déjà compris, mais comme souvent j'ai fait semblant de pas comprendre...
On a beau dire que nier un problème ne l'efface pas, en réalité c'est souvent faux. Quand la personne ne face de vous refuse de voir et d'entendre ce que vous dites, vos dires perdent de leur réalité, au moins dans la mesure où ils ne sont pas réels pour la personne ne face. Comme on agit souvent en effet miroir, et qu'on se voit à travers l'autre, on finit par se convaincre qu'on avait tort...
ça vous est surement arrivé un paquet de fois non? d'un côté comme de l'autre! Jérémie est champion du monde pour ça, mais il n'est pas le seul...
Donc je fais mine que j'ai pas vu qu'elle allait partir, ce qui offrait deux aventages indéniables à la situation : éviter la gène pour Nati d'avoir été "découverte", ça c'est au cas où ça l'aurait génée. Mais en fait vu qu'elle était là depuis 7h30 du mat et qu'il était 9h elle m'avait probablement attendue pour partir, donc dans ce cas c'est le contraire, ça m'aura permis alors à moi de ne pas me faire manipuler (héhé) genre "oh ben t'arrive juste au moment où je pars, quelle coïncidence! L'autre avantage étant que ça donnait une occasion à Nati de pas partir.
Depuis 7h30 du matin elle se préparait à partir, elle "jouait" à partir, en caressait l'idée, mais elle n'était pas partie encore. C'est un peu comme un suicide... on reste au bord de la voie, mais on ose pas sauter, on se dit que si on se met dans le passage, avec de la chance, quelqu'un nous poussera...
Ben je l'ai pas poussée.
J'ai dit "t'as froid Nati?" Et vite vite j'ai tourné le dos pour pas qu'elle me réponde, je me suis affairée à faire du café. Retarder son départ de 10 minutes c'était 10 minutes de gagner pour la convaincre de rester.
Quand je me suis retournée, j'étais armée de mon café, elle ne pouvait plus m'échapper, alors j'ai pu dire franco : "tu partais."

Nati a répondu que oui dans un soupir tout en posant son sac au sol et en se laissant choir sur sa chaise... j'avais gagné la première manche...

Ensuite, on a parlé pendant 2 heures. Je n'ai pas chercher plus à la retenir. L'écouter, c'était déjà suffisant. Parfois, vider son sac ça évite de passer à l'acte. En l'occurence, c'était plutôt l'inverse, et c'est pas étonnant, connaissant Nati et sa propension impressionnante à l'autopersuasion.

Quand on attend son salaire pendant 6 semaines, et que par dessus le marché on vous annonce que votre charge de travail va être doublée sans compensation, entre autres réflexions et crasses, y'a de quoi vouloir claquer la porte.

Alors elle a claqué la porte. A 11h07. Me laissant choquée, pantoise, et que faire, que dire? Rien. Y'avait que ça à faire.

Et en même temps, j'étais sidérée parce que je savais intimement qu'elle partait pas vraiment. Qu'elle mimait ce qu'elle ne pouvait pas dire. Qu'elle agissait parce que parfois c'est le protocole qui veut ça.
Mais n'empêche j'étais minée, vidée. Ca faisait déjà des jours que ça couvait et que j'étais inquiète, je dormais très mal la nuit et tout et tout...

Mercredi matin, je suis arrivée au travail sur les genoux. Mais il y avait de la lumière aux carreaux du haut, je savais qu'elle était là. J'étais contente et en même temps un peu fâchée. C'est pas marrant de se faire souffler le chaud et le froid comme ça, enfin perso c'est quelque chose que je supporte mal.

Ensuite Nati à parlé avec le patron, beau papa, qui l'a rassurée sur ses intentions et l'a invitée à refaire ses contrats en y inscrivant la paie qu'elle désirait!

Purée pourquoi on me dit pas ça à moi! Je tremble à l'idée de lui demander une augmentation, et va falloir que je le fasse, ça urge. Mais bon moi je suis pas Nati, si demain je pars, personne ne sera là pour me retenir, encore moins pour négocier gentiment.

Enfin bref, tout est bien qui finit bien, je suis vraiment soulagée car je pense que la machine est relancée pour un certain temps.

. ~ o 0 O ° O 0 o~ .
Allez, une tite dernière pour te faire sourire, cher lecteur! Cédricou, ce matin, à l'école.
On arrive dans un couloir bondé malgré l'heure matinale, on se serait cru revenu à la rentrée des classes, et pour cause... la maîtresse est partie en stage pour 3 semaines et est remplacée par un nouveau maître.
Faisant la queue, j'aperçois le bonhomme et je dis à Cédric : "tu as vu? y'a ton nouveau maître!" et Cédric de répondre de sa petite voix stridente : "ah bon??? il est où mon thermomètre?"
j'ai piqué un fou rire, bien entendu, et bien entendu les autres mamans ont ignoré superbement cette jolie phrase... ah lala!
Sinon, Cédric a passé sa première nuit chez mamie Christiane et tata Catherine, pour la toute première fois. Ca s'est bien passé, même s'il était vanné d'avoir courru partout après les chiens! Il s'est informé auprès de papi en arrivant pour savoir si papi avait l'intention de ronfler cette nuit, comme ça les choses étaient claires tout de suite :D
Donc séjour sympa, mais quand même cédric me faisait la tête quand je suis allée y manger comme tous les mercredis midi, et a dit plusieurs fois qu'il voulait rentrer à la maison "tout de suite et pas tout à l'heure".
Les séjours chez mamie Ginette sont plus reposants je pense, plus sécurisants pour lui, et il a ses habitudes. Cédric adore l'action mais il se fatigue vite et ça le perturbe. Enfin je suis contente, Christiane passe rarement des moments seule à seule avec Cédric, alors c'est bien, ça noue un peu le lien, et Catherine était ravie!
Bon, 23h43, le temps de faire mon pipi et ma toilette il sera minuit... j'ai gagné!
Bonne nuit cher lecteur!

ben merde!

c'est ce que j'ai dit ce matin en apprenant le décès du talentueux Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko...



Je ne connaissais ni bien l'homme ni même son nom, mais sa musique, oui! et l'univers de ce couple étonnant aussi!

Je ne me lasse jamais d'écouter leurs chansons... c'est bien triste, d'autant que 53 ans, c'est bien jeune pour mourir!

Il laisse derrière lui sa femme Catherine, leurs trois enfants, et une partie de l'histoire du rock français qui part avec lui.

J'espère qu'il reste encore assez d'intelligence, de verve et de culture dans ce pays pour que d'autres artistes aussi talentueux, vrais, et originaux prennent le relais, en dehors des circuits désormais fermés et contrôlés de l'industrie musicale qui formate tout pour mieux lier les langues...

27 novembre 2007

RE-BONS

bon ayé je cesse la grêve, mais c'est bien parce que tu m'a suppliée à genou cher lecteur, et non parce que j'en crevais d'envie hein, que ce soit bien clair entre nous!

Bon alors je commence par le plus agréable, et le plus important finalement, puisqu'à côté de mon lardon, le reste est accessoire, n'en déplaise à certains ;)

Alors je disais dans un précédent pavé que mon cédricou avait fait beaucoup de progrès!
C'est vrai!
Je pense que le déclic s'est fait lors de son week end avec ses cousins chez tata Barbara (oui, c'est grace à toi ma soeur!) pendant les vacances. Depuis, son vocabulaire a "explosé", il s'est énormément enrichi, il me sors de nouveaux mots tous les jours, bien dans leur contexte, et il commence à jouer aussi sur les mots, à trouver tout seul la signification de ceux qu'il ne connaît pas ou à trouver des contraires, à m'expliquer...
Sa compréhension a évolué de pair aussi, on arrive à un autre niveau de dialogue maintenant, et je dois dire que c'est bien agréable!
Décidément cédric ne cessera jamais de me surprendre! Il a toujours été comme ça depuis tout petit, calme, tranquile, il ingère les informations en faisant mine que ça ne l'intéresse pas, et puis un jour, quand on y croit plus vraiment, qu'on y pense pas, il donne le sentiment d'éclore comme une fleur!
Il s'intéresse beaucoup à l'écriture, à la signalisation. Il me décrit tous les panneaux, me donne son avis!
Je redouble du coup d'attention, chose que j'avais un peu relâché ces derniers temps, sur mes réactions face à ces élans de curiosité, je veux vraiment éviter de freiner son désir d'apprendre, ou de l'inhiber en lui donnant une image négative de cet apprentissage, chose qui peut facilement arriver si on se moque par exemple, ou qu'on dévalorise, même sans le vouloir, en disant par exemple "mais non mon gros béta, c'est pas ça!" quand il se trompe...
En général, quand il me propose son interprétation de ce qui l'entoure, et que c'est loin de la vérité, je lui dit "ah bon tu crois?" ou "c'est ton avis?"
On a eu un grand débat l'autre soir en allant chez le kiné, la lune était pleine dans le ciel, et Cédric me la désigne en me disant "t'as vu maman c'est le soleil!" il avait un petit sourire en coin qui m'a fait pensé qu'il savait que c'était faux, et je me doutais d'avance qu'il ne lâcherait pas facilement le morceau...
Effectivement, pendant un bon quart d'heure, ça a tourné sur un mode d'échange à base de "si c'est le soleil!" "moi je pense que c'est la lune!" "non! toi tu pense que c'est le soleil!" "non mon chéri c'est toi qui pense ça, moi je pense que c'est la lune! on a le droit de ne pas avoir le même avis, c'est pas grave!" "siiii c'est graaaave! toi tu dis que c'est le soleil et moi je dis que c'est le soleil!" "non toi tu dis que c'est le soleil et moi je dis que c'est la lune"... j'ai pas lâché le morceau, tout en restant aimable et stoïque (vous savez, comme je suis naturellement...! quoi? mais si!), et cédric a fini par se détendre, on est passé à autre chose sans que l'un ni l'autre n'ait à changer d'avis.
Le lendemain, il me montre la lune dans le ciel et me dit "c'est la lune ça maman, pas le soleil hein!" avec un petit air complice :)

Une autre aussi qui m'a fait rire ce matin, je dis à cédric : "ce soir tu vas chez mamie Christiane?" "oui, c'est vrai!... et chez tata Catherine... ça aussi c'est vrai!" sur un ton très sérieu, c'était très drôle!

Comme je suis dans un élan éducationnistateur (et j'invente des mots en prime, c'est génial! c'est mon bleug je fais c'que j'veux!), j'en profite pour remettre sur le tapis quelques principes d'écoute active, de message-je et de résolution de problèmes...
ça va pas durer t'inquiète pas cher lecteur, mais j'assume! je suis fière de mes petites victoires, mais je ne culpabilise pas outre mesure quand je me laisse déborder par mon naturel de maman-imparfaite, à vrai dire j'aime assez l'idée que Cédric voit en moi un être humain qui fait (beaucoup) d'erreurs (dans la mesure ou il s'agit d'erreurs sans conséquences dramatiques, même si tout est relatif...), et non pas un modèle inaccessible de mère-thérésa qui a toujours tout bon :)
oui, tout ça pour dire que si je me plante c'est fait exprès pour cacher que je suis une mère parfaite, histoire de pas donner des complexes à mon fils...
parfaitement!

Bref, revenons à nous moutons, une petite mise en pratique Lundi soir dans la salle d'attente de l'orthophoniste.
Cédric joue avec de gros légos qu'il emboite sur le toit d'une maison-légo.
Une petite puce toute mimi de deux ans environs le regarde fair d'un air intéressé.
Peu après, la puce rejoint cédric d'un air décidé, et calmement commence à défaire un à un les éléments de sa construction.
Effarement de cédric, qui fait quelques gestes pour la repousser, tout en veillant à ne pas être brûtal (j'ai admiré sa tentative tout à fait louable de self contrôle, qui m'a sans doute incitée à réfléchir ma réaction), puis s'est tourné vers moi d'un air désemparé. Je voyais le sentiment d'injustice sur son petit visage, alors qu'il disait à la loupiotte "non! t'as pas le droit de casse la maison de cédric! c'est à moi!"
Je mords mes lèvres pour retenir la phrase spontannée qui menace de m'échapper : "non cédric! les jouets sont à tout le monde ici, elle a le droit de casser ta maison", ces paroles me parraissent, à y réfléchir, un peu ridicule et surtout plus injuste encore pour mon lardon... après tout il a passé du temps à bâtir cette maison, et c'est pas parce que je veux montrer à l'autre maman que j'éduque-bien-mon-fils-en-lui-apprenant-à-partager-avec-sa-fifille que je dois faire n'importe quoi.
Ne trouvant pas de solution au problème de cédric, je lui retourne la question :

"C'est embêtant ça cédric, comment on fait?"

Le soulagement se mêlle à la réflexion sur le visage de mon bonhomme, qui s'éclaire tout à coup alors qu'il répond : "on demande gentiement!" et de se tourner sans attendre mon approbation, qui se manifeste plutôt par un sourire béat sur ma face, vers la petite puce pour lui dire "tu peux me laisser les légos s'il te plaît?"

Estomaquée la gamine, estomaquée la maman que je suis... la ptite puce est restée à côté de cédric mais n'a plus touché à ses légos.

Bon, 10 minutes plus tard elle a refait une tentative, s'enhardissant, cette fois ci la demande polie n'a pas abouti, et la môme a méthodiquement démonté un par un les légos. Indignation de Cédric! Je lui ai alors proposé d'aller chercher d'autres blocs dans la boite pour remplacer ceux qu'elle avait enlevés...

j'me sentait bien après ce dénoument si calme alors qu'une petite scène anodine de ce genre pouvait très bien dégénérer en drame internationnal...!

D'ailleurs la séance d'ortho a été toute aussi agréable, un lardon beaucoup plus à l'écoute que d'ordinaire, plus concentré aussi, pour une fois il a accepté de rester sur la chaise du patient au lieu de papillonner partout, en particulier derrière le bureau de l'orhto!
Elle m'a immédiatement dit que ses progrès de langage étaient flagrants (pourtant il n'avait pas encore dit grand chose) et qu'elle entendait nettement qu'il nasonnait beaucoup moins!
J'en étais ravie!
Du coup on ne la revois que fin janvier!

C'est tellement chouette tout ça que je n'ai pas envie de te parler ce soir du cataclysme qui m'est tombé sur la tête aujourd'hui, cher lecteur, je t'en parles peut être demain si ça évolue...

bonne nuit!

24 novembre 2007

EN GREVE


Toujours plus de visiteurs (cliquez sur la ptite icone de stats à droite) et toujours moins de commentaires...

ça va pas ça!!!



Je me met en grêve de bleug!



Et aussi faut dire j'ai la crève, chuis fatiguée je toussouille et je crachouille...



c'est pô zuuuuste!

21 novembre 2007

Truiss'n Bun, le retour du reviens!

Vivi! Ce week end j'ai revu ma bunny d'amuuur! ça faisait un bail!
Enfin d'abord Samedi on a fait l'anniv de Catherine, en petit comité mais sympatiquement! Moi je lui ai offert le calendrier du XV de France, hihi! de quoi se régaler toute l'année!

Cédric s'était mis sur son 31 avec le très bel ensemble offert par tata vio, que voici que voilou :

Il nous a offert aussi de beaux clichés de sa tête-fâchée, un vrai comédien mon fils! Du coup j'ai fait une tite anim gif pour servir d'avatar, la voici :

Explicite, non?
Ah ce ptit bonhomme! Il grandit! Il change! Mais je vous en parlerai, je continue...

Donc Samedi soir, direction Chessy où viens me chercher Elfriede la maman de Stéphanie, accompagnée de son petit fils Romain, une terreur, mais très attachant!
Je m'occupe des enfants pendant qu'Elfiede va chercher ma mie, la femme de ma vie, la marraine de mon fils, Minibunny, ma compagne d'épilation-dans-le-bain de toujours!

Nous passons une soirée sympa, Cédric a "loupé le train" de son premier sommeil pour cause de jouet indispensable à la survie du petit Romain, qui avait peut être envie lui aussi de bavasser avec un copain comme les grands, mais tout ce petit monde a fini par déclarer forfait vers 22h30 et nous avons pu papoter entre nanas toute la soirée. Bunny et moi avions du temps à rattraper et il était déjà 4h du mat quand on s'est enormies comme des larves dans le clic clac de cette fameuse chambre où nous avions jadis passé des heures à entretenir un Jérémie (pas le mien, le fils de l'ami d'Elfriede) ensommeillé sur les mille et une façon de satisfaire une fille... ah lala que de souvenirs! Le pauvre en est resté traumatisé à jamais!
Ca fait vraiment drôle et ça file un peu un coup de vieux de nous retrouver ici presque 10 ans plus tard, mais c'est chouette de voir qu'on a pas changé d'un iota, tout juste un peu plus mûres, et encore...

Dimanche matin 8h30 tout le monde debout, mais je me sens reposée, ce week end avec ma meilleure amie et ma première belle-maman me fait un bien fou!

Elfriede a jugé oppotun de profiter du moment pour nous faire trier la valise de jouets de Stéphanie, qu'elle gardait précieusement pour ses petits enfants...

Stéphanie a beau arguer qu'elle préfèrera acheter des jouets neufs à sa fille, si fille elle a, nous sommes obligées de capituler face à la conviction toute elfridienne de notre hôtesse...

Nous voilà donc dans le salon à trier, rhabiller et coiffer des poupées de toute sorte et de toute taille, en bavassant joyeusement. Elfriede veille au grain, et gare à moi si je ne met pas un peu d'amour dans le coiffage des barbies, il risque de m'en cuire!!!

La fée Bunny et sa baguette :


Après cette matinée productive, un copieux petit déj et la toilette pour tout le monde, nous allons déjeuner un couscous décilieux au restaurant, où les enfants se son montrés assez sages... quelques réflexions du petit Romain et une grosse crise de larme de Cédric parce que j'ai OSE allumer la lumière des toilettes à sa place, sans ça, ils ont été vraiment impecc!

Après manger, nous avons fait une grande ballade dans le parc du château de champs, ça caillait sa mère, je vous dis pas! Malheureusement je n'avais pas pris mon nappareil, c'est dommage il faisait très beau, et le parc est magnifique, mais bon, en même temps on se les gelait tellement qu'on avait l'air de pinguins sur la banquise...

Nous rentrons à la maison sous l'air de "un petit pouce qui danse" chanté en boucle par Cédric. Elfriede se met à la préparation de crèpes pour le goûter pendant que les enfants et les grandes dindes regardent la télé, réchauffés par l'atmosphère de Dimanche-après-midi à la maison...

Cédric est le premier à table, à dévorer joyeusement les crèpes qui ne sont par contre pas au goût de Romain, les doigts plein de nutella et de miel, sous le regard horrifié d'Elfriede, je profite de l'occasion pour lui rappeler que c'est mon truisseau...!

Bunny et Romain


Appelés par l'odeur des crèpes, Christophe et Edith nous rejoignent avec leur petit Thomas, et je soudoie Christophe pour me ramener à Meaux.
En conclusion, j'ai passé un très bon week end et j'ai passé 3 jours à écrire ce post, désolée pour la piètre qualité, y'a pu moyen de blogger tranquile au boulot, et à la maison n'en parlons pas!

16 novembre 2007

y'a d'l'a joie!

Péripéties et bonnes nouvelles, j'en ai long à raconter cher lecteur que j'ai un peu délaissé ces temps-ci...

Alors commençons par la semaine dernière qui n'était pas folichonne au départ, avec une belle gastro pour commencer... Heureusement Cédric était chez sa tata avec ses cousins pour les vacances, donc j'ai pu me soigner tranquilou.

Jeudi nous avions rendez-vous à la Salpétrière pour les résultats de catherine et jérémie et l'examen de cédric...

Catherine a eu la bonne idée (j'te r'tiens toi! à charge de revanche :D ) de prendre son rdv à 9h pour éviter de trop attendre, ce qui fait que le taxi est venu nous chercher à 7h du mat'...

1h30 de bouchons plus tard on était arrivés, on a pris un ptit café-croissant histoire de se donner du courage, pi direction la salle d'attente...

Jérémie plongé dans sa psp depuis le départ... Cédric plutôt sage... heureusement car le rdv de 9h s'est transformé en rendez-vous de 12h... ce qui nous a largement laissé le temps de contempler avec ébahissement l'acharnement que mettait la secrétaire à s'occuper le plus leeeeentement possible des gens :D

Bref, 12h20 la doctoresse super belle avec un accent sexy nous fait enfin entrer dans son cabinet. Ca fait 6 mois qu'on attend ce rdv et les résultats... et elle nous explique qu'elle n'a que les résultats de Catherine... yeah!

Mais bon au vu des résultats de Catherine, elle a pu déterminer que Jérémie avait 99% de chance de ne pas être atteint de cette mutation du gène du collagène 6 qui provoque le syndrôme d'Ullrich dont souffre ma belle soeur chérie.

Et si Jérémie n'est pas malade, Cédric non plus :)

Elle a longuement examiné cédric et le trouve "normal" elle a même pris des photos parce qu'en général ses patients sont malades donc elle n'a pas de photos d'enfant "normal" pour comparer...
Par contre elle m'a dit que Cédric avait une hypothonie du tronc, qui va des abdos au cou, et que c'était à surveiller... elle veut le revoir d'ici 2 ans.

Donc ça c'est la first et plus importante nouvelle depuis un moment, je suis vraiment soulagée, et en même temps j'aurais préféré un résultat catégorique mais bon le pronostic est quand même très très rassurant :)

Passons à l'autre grand moment, antérieur à celui-ci d'ailleurs...


LE WEEK END MORUESQUE A LESIGNY

Hé oui, notre bande de morues-avrilettes que je fréquente depuis 1 an 1/2 maintenant a décidé de faire une petite surprise à l'une d'entre nous qui fêtait son anniversaire...

On a donc organisé pendant des semaines en secret une rencontre chez notre morue en chef Mouickette, tout en faisant croire à Delphine, la copine dont c'était l'anniv, qu'elle allait chez une amie à Clermont Ferrand.

Elle a donc pris le train avec deux morues complices, pensant se rendre à Clermont, et elles l'ont baratiné tout le long malgré les tas d'indices qui lui ont mis le doute, c'était à mourrir de rire quand elles nous ont raconté.

De notre côté, on s'était pratiquement toutes retrouvées à la station RER, Claude Lise avait préparé une banderole avec écrit "bon anniversaire", c'était un moment très émouvant!


Suite à quoi nous nous sommes toutes rendues chez Mouickette où nous avons passé un week end de folie, on a mangé, bu, ri, dormi toutes ensembles dans des duvets, bref, le bonheur à l'état pur!

Ca faisait vraiment longtemps que j'avais pas rigolé comme ça, avec des fous-rires à en perdre haleine, à se tordre, c'était vraiment génial!

Ensuite, ben dur retour à la réalité cette semaine, entre les grêves, les ragnagnas et la mauvaise humeur ambiante!


BASTON AU BOULOT!

C'était hier, ça, Jeudi. Ca a mal commencé le matin, je me suis un peu embrouillée avec Nati, c'est la toute première fois! Bon j'étais en tort, j'avais du retard dans mon boulot, mais j'ai vu rouge quand elle a menacé de donner mon travail à faire à Céline, elle savait bien que ça me ferait sortir de mes gonds! Du coup en 1h j'ai rattrapé tout mon boulot en retard :D Pi après on s'est expliquées et je lui ai dit que c'était plus simple le prochain coup de me dire juste "t'es en retard fais gaffe" plutôt que des menaces déguisées comme ça...

On s'était à peine rabibochées que j'entends des cris au dehors! J'ouvre la porte pour regarder et je vois de l'agitation dans l'arrière boutique, je voyais que Bruno, notre acheteur, qui gesticule et s'égosille... mais bon on a l'habitude en même temps de voir Bruno gesticuler et s'égosiller, mais là le ton était plus fort que d'ordinaire, d'ordinaire il gueule mais c'est pour rigoler... J'entendais une autre voix moins forte et des insultes, je dis à Yves qui était à côté "ils vont se taper dessus!" et paf! Bruno a mis sont poing dans la figure au boucher!

quelle histoire!

Enfin bonc 'est leurs oignons hein, mais ça fait de l'animation!

Et je te garde cher lecteur une dernière bonne nouvelle pour la fin!

NOËL A LA NEIIIGE!

Ca fait des semaines qu'on en parle avec Babeth mais ça y est c'est officiel, on passe Noël ensemble à la neige! Une copine lui loue un appart au pied des pistes pour 150€ les 4 jours! ça le fait!
J'ai cru avoir une attaque hier soir quand j'ai voullu commander les billets de train, y'en avait pour 400e aller/retour pour nous trois ça fait mal! Mais du coup j'ai passé la soirée à chercher diverses solutions, et finalement j'ai acheté une "carte enfant" pour Cédric à 69€ ce qui me permet d'avoir des réducs sur mes billets et ceux de jérémie, et ce pendant 1 an. Du coup, prix de la carte comprise, ça nous fait du 315€ a/r pour trois, c'est plutôt raisonnable, et je pourrais en profiter pendant toute l'année :) chuis happy!!!

Comme elle chante, la ptite fille sur le cd de noël de Cédric "boule de neige et sapins blancs, Père noël comme tous les ans, boule de neige et sapin blanc, Père noël viens je t'attends!"

Bon ça va être ricrac pour les cadeaux mais je trouverai bien un moyen de gâter tout le monde, foie de truie!!!

21 octobre 2007

Je l'AI!!!!!

Ayé je l'ai reçu! Mon cadeau de noël, l'appareil photo de mes rêves! Mon aller simple pour la Ruine :D
Je vous présente mon nouveau (premier!) réflexe numérique, le Sony a-100 acheté en déstockage chez rue du commerce :)
Je suis super heureuse, cher lecteur! Me reste plus qu'à apprendre à m'en servir! héhé! En attendant je vend mon bridge olympus, si ça intéresse quelqu'un il est en vente sur ebay ici : http://cgi.ebay.fr/BRIDGE-Olympus-CAMEDIA-C-770-Ultra-Zoom_W0QQitemZ300163407322QQihZ020QQcategoryZ68133QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

J'ai pu l'étrenner ce week end à la Foire d'Automne de Meaux (il s'en passe des trucs dans mon bled pourri!!). J'en ai fait des km à pied!

D'ailleurs ça a commencé Vendredi soir... au moment de se coucher, cédric me dit "moi je va à l'école demain!" je lui dit "ah non mon chéri, demain y'a pas d'école, c'est samedi, tu reste avec papa et maman c'est chouette non?" "non! moi demain je reste pas avec papa et maman, je va à l'école moi!"
Bon... je vais chercher son cahier de liaison pour regarder les dates des samedis où il y a école et effectivement il y a école le lendemain. Je dis à Cédric "c'est ok, tu ira à l'école demain..."

Donc Samedi matin je mets le réveil à sonner. Cédric dort à poings fermés, j'hésite, mais je le réveille quand même, je lui dit "tu veux dormir encore ou tu veux aller à l'école?" "je va à l'école moi!"

Donc on se prépare, on s'habille, on déjeune et c'est parti pour l'école... Seulement arrivés à l'école, ben c'est le désert... les instit sont là mais il n'y a aucun enfant!
La maîtresse de Cédric me dit ben oui c'est rare que les parents laissent les enfants le samedi! Vous pouvez le laisser si vous voulez mais il sera tout seul!
Alors je demande à Cédric s'il veut rester quand même et là il me dit "non, on rentre!" grrrr!

Du coup nous vla partis sur la foire d'automne histoire de pas être sortis pour rien... on se pêle les miches je vous raconte pas!!! ça caillait! Tellement que Cédric était tout étonné de voir de la fumée sortir de sa bouche!

J'appelle à la boucherie, parce que l'un de nos bouchers concourrait à l'occasion de la foire pour un truc régionnal des métiers de bouche chais pas quoi, pour savoir s'il a gagné, et donc à priori ils étaient que deux dans la catégorie boucherie, je dis que je vais passer dire bonjour avec Cédric. C'est assez loin à pied donc je dis à Cédric on y va directement. Seulement sur la route on croise le petit train affrêté exprès pour la foire, et bien sûr le lardon a envie d'y faire un tour...

huuuu qu'est ce qu'on s'est pelé, cher lecteur!!! Horrible! Tu nous vois comme deux pékins tous seuls dans le train (à cette heure ci tu parles tout le monde était au chaud chez soi entrain d'émerger) dans le froid glacial!

La preuve en images (ces photos sont prises avec mon nouveau nappareil si tu as bien suivi - j'espère que la compression blogger sera pas trop crade) :

Le train nous dépose ensuite place henri IV au coeur de la foire, bien loin de notre destination, et comme en chemin on est passé devant tous les stands "enfants" ben pas question d'aller à la boucherie sans faire un tour par là, le long des remparts mérovingiens où sont installés les animaux de la ferme, les balades à poney, et autre joyeusetés!

Alors on dit bonjour aux ânes, aux lapins, aux cochons d'indes et aux trente milions d'amis...


















































Après quoi, passage obligé au stand des ballades à poney... Cédric n'est pas peu fier, comme d'hab! et moi aussi :)

















Après ces quelques péripéties on est passé devant la chambre de commerce et d'industrie où se déroulait le concours des métiers de bouches machin truc, donc j'ai dit allez on va aller voir! Mais peine perdue c'était noir de monde et on ne pouvait regarder que de loin. On a donc fait demi tour et on a traversé toute la foire puis la moitié de la ville pour aller à la boucherie...

Un petit coucou, un petit café, un jus de fruit pour le lardon qui est resté ébahi devant Bruno coupant de la viande avec une espèce de machette (ça doit avoir un autre nom chez les bouchers mais bref)...

Ensuite, ben on a repris notre route dans l'autre sens. On est arrivés à la maison vers 13h, on a donc crapahuté 4 bonnes heures, je te raconte pas comme j'étais crevée!!!

Entre temps, j'ai appelé Nati pour lui dire que "notre" boucher était forcément classé 1er ou 2e et pour lui proposer de venir à la remise des prix à 16h vu qu'elle est pas très loin non plus... elle me dit ok, viens me rejoindre à l'agence à 15h30 (elle tiens une agence immobilière en plus de bosser à la boucherie).
Me vla donc repartie à 15h rejoindre Nati, à peine remise de ma matinée... On rejoint la chambre de commerce et d'industrie où on peut enfin accéder aux oeuvres des uns et des autres, c'est vrai que c'était impressionnant! On a pu constater que notre "meilleur ouvrier de France" était arrivé premier, preuve en images :


Sympa hein?

Après quoi ben on essaie de joindre le meilleur ouvrier de France en question, Bruno nous dit qu'il est en route, mais qu'il sera en retard... Avec Nati on se dit que s'il arrive pas à temps on ira chercher son lot... Mais je vous dit pas le gratin là dedans, sont tous bien sapé et tout, et moi je suis fringuée je vous dit pas, une vraie serpillère, mes cheveux sont ni lavés ni coiffés, même pas attachés bref je ressemble à rien...
Bien sûr ça a été le premier à être appelé et il était pas arrivés, donc Nati me pousse devant pour monter sur la scène, et là le gars qui présentait dit "Comme Monsieur 'untel' est pris dans les embouteillages c'est sa femme qui viens chercher son gain, et là gros coup de profecteur sur MOI, cramoisie et prise d'un fou-rire incontrôlable!!! Nati arrive derrière à ma rescousse et apprend au type que je ne suis pas du tout sa femme mais sa collègue, le gars rectifie donc et du coup c'est toute la salle qui se marrait... bref! Grand moment de solitude!
Si encore on avait pu se garder le lot qui, entre autres, comprenait un week end en relais et château! Même po!!!

Dimanche, anniversaire de belle-maman, on s'est éclatés comme des ptit fous!

Non on a passé un bon moment, tout le monde était de bonne humeur (sisi!) mais j'étais crevée! J'ai même fait un ptit siestou dans le canapé :)

Cédric a joué avec sa peluche préférée, j'ai nommé Alex le chien :


Voilà donc un week end bien occupé! Et un post bien long à écrire!!! (blogger c'est quand que tu fais en sorte que la rédaction des textes avec images soit plus simple? hein???)

17 octobre 2007

Grande Déclaration d'Amour Truitesque et Universelle

Voilà, je voulais faire une GDATU (cf le titre que j'ai la flemme de réécrire), parce que je suis un peu nostalgique en ce moment et que je me penche un peu sur mon passé et sur tous les gens qui m'ont apporté quelque chose...
et force est de constater deux choses :

1- Il y en a eu pas mal!
2- J'ai vraiment tendance à l'oublier!

Alors à tous ceux là, qui se reconnaîtront (hahaaaaa! fastoooche hein!) je voulais dire merci!

voilà :)


Sinon dans la même veine, j'ai passé la soirée d'hier à relire des discuss de forum (oui, je sais j'ai vraiment rien d'autre à fouttre) de quand j'étais enceinte, et ça m'a fait tout drôle...!
D'abord parce que j'ai vachement changé depuis, même dans ma façon de m'exprimer et d'apréhender les autres, et pas forcément en bien (hé oui je trouves :( ), ensuite bien sûr, de revivre toute cette période tellement... dense! de ma vie! ouah! j'avais pas mal oublié quand même!

En fait j'avais surtout oublié à quel point j'avais traversé tout ça avec un optimisme et un dynamisme proches de l'inconscience!!!
Avec le recul je me dit que je devais être complètement shootée aux hormones de grossesse c'est pas possible! On me dirait demain qu'il faut que je repasse par là mais je pourrais pas, quoi!

Nonobstant (oui, nonobstant!) le départ déjà glauque de l'aventure, avec un futur-papa qui veut pi qui veut plus pi qui veut pi qui sait pas pi qui regrette pi, pi, pi..., nonobstant (oui, encore! et va y'en avoir encore au moins un autre!) l'annonce des malformations de Cédric qui m'ont proprement fracassée, les faux-diagnostiques, les trop-diagnostiques, les choix et non-choix de vie et de mort, Noël passé avec un ventre si plein et si vide, le redémarrage, le rapprochement entre Jérémie et moi, puis tout à coup l'éloignement abyssal, nonbstant (je vous avait dit qu'il y en aurait un autre!) nos soucis financiers, et quand je dis soucis, je suis gentille, avec l'apothéose au dernier trimestre de grossesse passé tout bonnement sans ressources financières aucunes! Nonobstant (allez, un ptit dernier!) l'angoisse de voir Jérémie au chômage et totalement abassourdi par l'idée d'être papa, qui plus est d'un enfant qui part avec des difficultés physiques, totalement déprimé par son statut de chômeur, qui dort toute la journée et veille toute la nuit, nonobstant (ah tiens y'en avais encore un, mais comment je vais le conclure ce paragraphe???) l'aspect physiologique de la grossesse avec les "petits maux" du début (nausées, fatigues, cauchemards, toussa-toussa), à en être incapable d'envisager l'idée d'entrer dans la cuisine, à me trouver mal dans les supermarchés, à en tomber endormie n'importe où n'importe quand sans prévenir, à enchaîner les rêves complètement horribles à la suite toutes les nuits, une accalmie au 2e trimestre laaaaaargement compensée par mon état psychologique suite à l'annonce des soucis du bébé, et l'apothéose au 3e trimestre avec un ventre énooooooooooorme, si énorme que ma peau a craqué de partout, craqué vraiment, à tel point que j'avais une carte routière à la place du bide! A tel point que les gens avaient tous au mieux un air navré en me croisant dans la rue, au pire des accès de panique véritables, sans parler (on va éviter nonobstant, hein?) de la rétension d'eau, du visage bouffi, limite éléphant-woman, les seins qui se transforment en montgolfières petit à petit et qui se mettent à suinter à tout bout de champ, et bien entendu sans oublier les DOULEURS qui vont avec tout ça : les reins en compote, la voir les sciatiques, les crampes en veux-tu en-voilà, et bien sûr le plus chouette : les douleurs ligamentaires à hurler dès qu'on bouge un orteil, pasque ça piiiiiiiince là juste dans l'aine de chaque côté, avec l'espèce de barre super douloureuse dans le pubis, comme si t'avais un os qu'avait poussé là tout à coup et qu'aurait pas dû s'y trouver... pi les pipis la nuit, ah! les pipis la nuit! TOUS LES 1/4 D'HEURES vers la fin! Sachant que passer de la position couchée sur le dos à la position couchée sur le dos mais un ptit chouïa sur le côté c'était déjà presque mission impossible, alors parler de s'asseoir voir même de se lever!!!!
Nonobstant encore et toujours, les semaines, les MOIS passée allongée à pas avoir le droit de bouger pour pas que bébé sorte trop tôt (ou que mon ventre explose???), tout juste pour aller aux chiotes et encore!
Et nonobstant, mais alors vraiment nonobstant pour le coup, l'accouchement en lui même, qui est une joyeuseté bien connue de tous, même des mecs aujourd'hui! Avec ses 15-20h de travaille règlementaire, ces tripotages aussi intempestifs et douloureux par l'hôpital au grand complet, la douleur jamais soulagée bien sûr par la péridurale qui est juste là pour te donner un autre motif d'avoir peur que l'accouchement lui même, pour finir par la boucherie finale dont je tairais les détails, ça vaut, mieux, y'a ptet des futures "parturientes" (oui, c'est comme ça qu'on dit pour les futures mamans qui n'ont encore jamais enfanté) qui lisent ce blog (Bunny, arrête de lire!)

Et bien nonobstant tout ça mes messages sur le forum transpirent tous une énorme joie de vivre, un optimisme mais ça je l'ai déjà dit, avec de la force et tout le tralala, et puis l'AIDE de Jérémie qui a été si précieuse pendant toute la fin de grossesse, cette période où j'ai dû rester coucher, où il a été aux petits soins pour moi, m'a préparé tous mes repas, me les a apportés au lit, m'a fait le ménage, m'a bichonnée, m'a gentiement grondé chaque fois que je faisais mine ne serai-ce que de m'asseoir, pire encore de me lever pour aller pisser, et même ENSUITE, après l'accouchement, de retour à la maison, complètement déconfite, en plein baby blues, FLIPPEE mais vous imaginez même pas comment! Il était là pour me dire reste au lit je m'occupe du bib, et moi je traspirait tellement l'angoisse qu'au début je pouvais même pas le laisser faire c'était pas possible!!!
Avec quel amour je parlais de Jérémie sur le forum, de tout ce qu'il faisait pour moi! Avec quel amour je relativisais aussi tous les trucs vraiment pas sympa qui pouvaient arriver entre nous aussi...
Ben ça m'a fait du bien de revivre tout ça, de me rappeler qu'on a une vraie histoire avec des vraies belles choses et que tout ça je l'avais complètement occulté...

Et bien sûr relire ce forum m'a permis de me rappeler combien mes copines internautes, à l'époque presque encore que des "connaissances" ont été sympa avec moi, voir vraiment indispensables, se sont inquiétées chaque fois que je ne postait pas, chaque fois que j'avais une baisse de moral, m'ont permis de m'épancher chaque fois que j'en ai eu besoin, écoutant mes angoisses, mes peurs, mes jérémiades, mes hurlements de mots parce que Cédric avait, HORREUR, laissé 5ml de lait dans son bib, ou avait crachouillé un peu!
Et ben ça parraît con à dire, mais sans ça je sais pas comment j'aurais fait pour tenir le coup, je sais pas, je sais vraiment pas!



ALORS CHAPEAU LES FILLES ET MERCI!
ET CHAPEAU MON "TROLL" MON CHERI MON AMOUR POUR TOUT CE QUE TU AS FAIT!

Voilà vous pouvez ranger vos mouchoirs parce que j'en ai marre d'écrire et je suis fatiguée...

J'aurais d'autres CHAPEAU à envoyer à d'autres personnes qui m'ont été précieuses à ces moments là, nottament ma soeur Violaine à qui j'ai téléphonné à n'importe quelle heure du jour et de la nuit lors de mes séjours hospitaliers où je faisait crises d'angoisses sur crises d'angoisses et qui a toujours répondu pour me laisser délirer mes peurs au téléphonne...
Et bien sûr à ma soeur BABETH qui a su comprendre ma détresse en un seul regard quand elle est venue me voir à la mater, à qui je n'ai rien eu besoin de dire et qui a été absolument géniale et compréhensive avec moi, me guidant pas à pas, comme un nouveau né presque, sur le coup, sur le chemin de la pente-à-remonter, pour me donner un à un les automatismes de maman qui m'effrayaient tant, pour me réapprendre à regarder autre chose que la pendule et les graduations des bib, pour m'aider à faire diminuer petit à petit l'énorme boule d'angoisse qui me rongeait littéralement de l'intérieur.
Et y'en aurait encore plein d'autre CHAPEAU, plein! (A Belle-Maman et Belle-soeurette aussi, purée, combien de fières chandelles je vous dois à vous aussi, en écoute, en compréhension, en frigos remplis et accessoires achetés aussi!!!!). Je me plains souvent en ressassant cette période et j'oublie à quel point j'ai eu de la chance, une chance inouïe, d'être si bien entourée! C'est ça qui a fait toute la différence, c'est ça qui a fait qu'aujourd'hui on me dit que je me suis bien démerdée, c'est grâce à tout ce petit monde là, vraiment!

Bon ce coup ci vous pouvez vraiment ranger vos mouchoirs!!!! BONNE NUIT!

PS - EDIT : Je SAIS que je n'ai pas cité tout le monde, que beaucoup d'autres encore ont été là et méritent mes remerciement! Je sais qu'ils se reconnaîtront et savent que je n'en pense pas moins... merci du fond du coeur encore.