24 décembre 2008

. o O ° nOyEuX jOëL! ° O o .


J'étais partie pour vous faire un post rapidos et frénétique d'avant-réveillon entre deux courses, l'entrée et le dessert, et le serpillèrage du salon, belle maman qui me donne des sous pour ne pas que je me lance dans la confection de ma buche lol, quand je suis tombée sur cette photo en cherchant celle de Cédric avec le père noël...

Je crois qu'il est évident pour toute la famille que notre plus beau cadeau de noël c'est celui ci... nous savoir à nouveau tous réunis, et surtout surtout, nous savoir avec un peu plus de paix dans le coeur... et ce n'est pas le père noël qui nous la donne cette paix, mais des trésors de patience, de batailles, de larmes et de défaites, et du temps qui passe et qui peu à peu, quoi qu'on en dise, guérit, panse, et fait mûrir surtout...

Joyeux noël à tous et toutes... que ce noël présage des tas de belles choses et du repos pour tous!

18 décembre 2008

Tagada Tagada voilà le lardon!

Aujourd'hui, je vais vous parler de l'ACTIVITE de Cédric.

Parce que quand on rentre dans le système scolaire, notre enfant DOIT avoir son activité extra-scolaire! Ca va avec...

Pour Cédric, je me suis beaucoup questionné sur la question de son petit pied... Un sport oui, mais pas trop violent, pas trop "sollicitant" pour son pied, mais en même temps ludique et pourquoi pas un appui pour sa rééducation?

J'étais bien placée pour savoir à quel point l'équitation pouvait répondre à ce critère, quelques années en club à entendre brailler "on desceeeeend les talons!" m'ont fait pencher pour ce sport qui m'a tant apporté sur beaucoup de plans (y compris une fracture du bras, hum!)

L'an dernier je l'ai donc inscrit aux "petits bouts", une séance d'une heure tous les mois, pas trop fréquent donc, pas lassant... les parents tiennent le poney et l'animatrice organise beaucoup de jeux autour du poney, une partie de la séance est consacrée au brossage de la bête lol, et les enfants choisissent leur poney... ça avait drôlement emballé Cédric qui avait trouvé une vraie relation à l'animal, sans inhibition ni peur, que de l'amusement, que du plaisir!


L'années scolaire terminée, Cédric pouvait continuer à fréquenter les petits bouts ou passer au "baby poney", pour les plus grands. Cédric a eu envie de monter "chez les grands" et on est donc passés à une séance d'1/2h par semaine.
Cette fois c'est beaucoup plus sérieux. On consulte le "montoir" pour savoir quel poney est attribué à l'enfant. C'est le moniteur qui selle la bestiole, mais l'enfant doit ensuite la brosser, et gare aux brins de paille dans la queue!
Si l'enfant, qui doit monter tout seul sur son poney, ne monte pas correctement : on redescend et on recommence...
Bref, c'est beaucoup plus "scolaire" et forcément moins plaisir! Mais ce n'est pas moins intéressant...
Les séances se passent bien, Cédric est volontaire, et fier aussi de ses apprentissages. Il apprécie le fait que le moniteur traite les enfants en vrais cavaliers, c'est impressionnant pour les parents, mais gratifiant pour les petits... on les traite en grands, on ne le couve pas, mais ce n'est pas trop sévère non plus et le moniteur n'oublie pas de féliciter les petits de temps à autre...


Quelques petits incidents ont néanmoins lieu. Il semble que les poneys craignent beaucoup le moniteur. Il n'est pas rare de les voir s'enfuir à toutes pattes quand celui-ci s'approche! Cela me choque un peu mais ne traumatise pas les enfants...

Et puis les "choses sérieuses" arrivent quand il est question d'apprendre aux enfants à trotter "enlevé" c'est à dire en levant les fesses de la selle une foulée sur deux.
Cela peut paraître simple, et ça le deviens avec le temps car c'est une postion plus confortable pour le cavalier et le cheval, mais pour un enfant de 4 ans, cela demande un sacré travail de motricité et coordination!

C'est déjà assez difficile en fait pour un petit d'arriver à se concentrer sur sa position sur un poney qui "va vite", le trot étant une allure qui bouge beaucoup et secoue tout le corps, de gérer ses pieds dans les étriers, les rennes dans chaque main, et l'espace autour aussi, sans compter la voix du moniteur qui donne les indications, tout ceci est déjà énorme!
Apprendre en sus à se lever un temps sur deux (ce qui implique de repérer les foulées, qui sont rapides!) est donc assez compliqué!

Tous nos petits cavaliers en herbe se sont dons retrouvés singulièrement en difficulté!

Le prof les a déjà fait travailler au pas pour leur apprendre le mécanisme, puis au trot, en restant d'abord en appui sur les étriers sans se rassoir dans la selle, puis véritablement "assis/debout, assis/debout"
Cela a donné ne joyeuse cacophonie qui a bien fait rire tous les parents indignes que nous sommes!

Mais étrangement, même si c'était compliqué pour tous les enfants, j'ai remarqué que pour mon Cédric, c'était carrément la cata! Impossible de soulever ses petites fesses!
Je suis assez interloquée par la position que leur fait prendre le moniteur, puisqu'il leur demande de saisir la crinière du poney vers le haut de l'encolure, ce qui oblige l'enfant à se pencher beaucoup en avant, alors qu'il leur demande dans le même temps de se mettre "debout" dans les étriers donc le dos droit!

Je ne comprends pas tout de suite où le bas blesse pour Cédric, je me figure que c'est cette position penchée pas très pratique qui l'induit en erreur...

Je vois bien que Cédric n'est pas très content de lui à la fin de la séance... L'équilibre qu'il avait jusque là pendant les séances de trot s'est totalement envolé... Il a perdu confiance en lui et je sens pour l'instant une simple gène qui s'est installée.

La gène empire à la séance suivante. Tous les petits cavaliers ont fait des progrès, même si le trot enelvé n'est pas encore là, chacun semble trouver très amusant d'essayer de se lever en cadence sans trop rebondir sur sa selle...
Cédric lui, est en vraie difficulté! Le corps penché sur l'encolure, cramponné à la crinière, les fesses en l'air, sa position est plutôt comique et nous fait beaucoup rire, mais Cédric ne rit pas du tout.
Je remarque alors la position catastrophique de ses pieds... Il est en appui sur la pointe du pied, le talon en l'air et les pieds rentrés à l'intérieur. C'est la position "naturelle" et même exagérée de son pied bot, et son pied "valide" prend naturellement la même position. Je réalise alors que non seulement son pied bot l'induit en erreur beaucoup plus que je ne l'aurai pensé (j'imaginais bien qu'à un moment où l'autre il lui poserait problème, mais de façon si flagrante, ça non!), mais qu'en plus il n'utilise pas du tout ses pieds pour se soulever de la selle. D'ailleurs il en arrive à perdre ses étriers, ce qui est assez rare quand on trotte enlevé! En fait il se soulève en tirant sur ce fameux bout de crinière que le moniteur leur demande de tenir. Sachant que Cédric est hyponique du tronc, il n'a pas beaucoup de force dans les bras, et certainement pas assez pour se soulever de selle au trot!

La position et la vitesse sont angoissantes pour lui. Ca y est, Cédric a totalement perdu confiance en son équilibre!

Je suis désemparée à l'observer, impuissante! Le prof aussi est un peu contrarié face à sa petite troupe un peu en désordre, et il halpague les enfants et les parents en disant que les enfants sont déconcentrés par notre présence...
Je n'interviens jamais pendant le cours, sauf parfois quand Cédric brosse son poney je lui indique qu'il reste de la paille, sinon pour moi c'est le domaine du prof et de ses élèves, et même si je remarque des choses qui me donnent furieusement envie d'intervenir, je me retiens, j'en parle avec Cédric après la séance mais je ne m'en mêlle jamais pendant... les autres parents non plus. On est tous un peu vexés...!

A la 3e séances, Cédric m'avoue pour la première fois qu'il ne veut plus aller au poney! Je suis sidérée et bien embêtée! J'ai payé cette activité très cher et pour toute l'année sans possibilité de remboursement, sans compter le matériel bien sûr... Mais d'un autre côté je me dis que je l'ai inscrit à un loisir où il est sensé prendre du plaisir et visiblement ce n'est plus le cas...
Néanmoins je sais que c'est cette soudaine difficulté qui le fait changer d'avis et ça me contrarie beaucoup qu'il abandonne parce qu'il trouve ça difficile! Il rencontrera des difficultés dans toutes ses activités extra scolaire, comme tous les enfants d'ailleurs, et je ne veux pas qu'il soit dans cet état d'esprit d'abandonner dès que ça deviens un peu dur!
Dans le même temps, je ne suis pas sourde à son angoisse, et même si c'est dur à accepter, je ne peux pas nier le rôle de son pied dans cette histoire!

Je suis en proie à l'indécision... Je décide cependant qu'il faut persévérer un peu avant de "laisser tomber" et je l'explique à Cédric.
Sachant que j'ai un lardon qui n'est pas du genre à changer d'avis toutes les 5 minutes, qui ne se plaint presque jamais, je sais que son désir d'arrêter n'est pas un coup de tête... il n'apprécie pas que je l'"oblige" à continuer, même si je le fais sans brusquerie...

Comme c'est un enfant extraordinaire (oui! c'est le mien, na!), il râle pour retourner au poney, mais une fois qu'il sait qu'il y va et que c'est-comme-ça-et-pas-autrement, il prend sur lui de façon étonnante, quitte à devoir y aller, autant faire au mieux! Et ça, c'est un état d'esprit que je trouve assez remarquable!
Moi je suis tout l'inverse, mes proches en témoigneront! Si l'on cherche à m'obliger à faire quelque chose que je ne veux pas je ne ferai AUCUN effort! Cédric, pas du tout!
Il lutte et se bat pour essayer d'acquérir ce fichu trot enlevé, sans se plaindre, sans montrer sa peur...!

A la séance suivante, toujours pas d'amélioration! Cette fois ci, il insiste plus pour ne pas y retourner, il me dit qu'il aime le poney mais ne veut plus faire de trot! Je ne sais pas quoi lui dire, je lui propose d'en discutter avec son moniteur... Celui-ci m'écoute mais n'a pas grand chose à me répondre.
Pendant la séance, Cédric lui dit timidement qu'il ne veut pas trotter... le moniteur lui propose d'essayer un peu et d'arrêter si ça ne va pas.
Comme toujours, Cédric fait contre mauvaise fortune bon coeur et trottera avec les autres pendant toute la séance!
Je remarque un léger mieux, il se soulève un peu plus, un peu mieux... les autres parents le remarquent aussi bien que je ne leur ai pas parlé des difficultés particulière de cédric, tous me font remarqué à quel point il s'accroche! Ca m'émeut mais ça me brise le coeur en même temps!

Séance suivante, Cédric pleurniche pour ne pas y aller. En sortant du kiné il me dit même "regarde maman, mon pied est droit, je n'ai pas besoin d'aller au poney!" (je lui ai dit que le poney était intéressant pour rééduquer son pied), j'ai le coeur en miette, mais je ne sais pas pourquoi, je trouve important d'essayer encore... je vois ses progrès, je sais qu'il peut y arriver! Je ne sais pas bien pourquoi mais je ne veut pas accepter l'idée que ce soit l'échec qui le fasse abandonner! Même si c'est idiot, et même si c'est dur pour mon petit bout!

Quand le prof demande aux enfants de prendre le trot, je vois la lèvre de Cédric tromblotter, je retiens mes larmes et lui aussi! Je commence à me dire que ce n'est plus possible, je ne veux pas que ces séances deviennent un calvaire quotidien pour lui comme pour moi! Tout ce trajet en bus et à pieds, ce temps passé à avoir froid, pour une activité qui le fait pleurer c'est idiot non?

Mais pourtant je le vois s'accrocher si fort, faire tant d'effort pour y arriver!!! Je vois ses progrès de semaine en semaine, ce n'est pas comme s'il se laissait porter par son poney en attendant que ça s'arrête! Il progresse bel et bien! Qu'est ce que ça signifierait pour lui, si on arrêtait maintenant! "non, laisse tomber cédric tu n'y arrivera pas il vaut mieux arrêter!" j'ai l'impression que de faire ça briserait quelque chose en lui! J'ai l'impression que ce qu'il se passe aujourd'hui est très important pour la suite... Parce que oui, c'est vrai, c'est un fait, ce genre de situation va se reproduire... Son pied va le mettre face à des difficultés tout le temps... sa malformation de la bouche va l'exposer aussi à d'autres types de difficultés. Est ce que je dois vraiment lui apprendre qu'il ne pourra pas faire tout ce que les autres font, à cause de ça?
Son chirurgien m'a dit et répété qu'un pied bot n'est pas un handicap, qu'il pourra faire tout ce que les autres enfants font : avec plus de peine, plus d'efforts, mais il le peut! Je ne veux pas que Cédric, à 4 ans, se considère "moins" que les autres et se dise vaincu d'avance. "je ne peux pas, j'ai un pied malade", ça je voudrais ne jamais l'entendre!
Ça pourrait ressembler à du déni... ça l'est peut être... peut être que j'ai tort de vouloir lui faire croire des choses qui sont peut être fausses... le chirurgien dit peut être des conneries, Cédric est peut être voué à ne pas faire tout ce que font les autres... Mais bon sang je ne veux pas qu'il s'avoue vaincu à 4 ans c'est trop tôt!!!

C'est profondément ça qui me pousse à le trainer au poney à la séance suivante. A la maison il a une vraie crise de larmes. Je tiens bon, c'est dur mais je tiens bon! Je me dis que je suis un monstre...
Il pleure tant, il est si convaincu de ne pas vouloir y aller, que je finis par baisser les bras. Je me dis que je suis dingue, que cet enfant souffre et que je suis une vraie marâtre! Je m'apprête à appeler le club hippique pour demander à le désinscrire.
Mais voilà, il est midi, personne ne répond au téléphone.

Je dis à Cédric qu'il n'y a personne à l'accueil, et que c'est très impoli de ne pas aller à la séance sans prévenir. Tant pis, c'est décidé, on y va! Fin de la discussion!

Cédric ravalle ses larmes, me dit qu'il ne pleurera plus! Il est si courageux que c'est moi qui ai du mal à ne pas pleurer! Comme toujours, il a pris sur lui. Dans le bus il est volubile, joyeux, comme d'habitude...

Arrivés au club, il me dit qu'il veut aller aux toilettes, il a mal au ventre. Il a visiblement peur...

Je vais au secrétariat, mais il n'y a personne. Tant pis, ce sera surement la dernière séance mais il ira...

Je suis résignée, c'est la dernière fois au poney, mais je n'en parle pas à Cédric.

En début de séance, le moniteur place les pieds des enfants correctement dans les étriers, leur montre l'appui, le mécanisme de la jambe, rapidement et simplement. Quelque chose se soulève de ma poitrine à ce moment là, je vois la jambe de cédric bien placée, le talon bien descendu, j'ai comme un petit espoir...

Et allez, on part au trot! Cédric se met soudain à appuyer sur ses étriers et à se soulever en cadence... je n'y crois pas, je rêve! Cédric trotte enlevé! Il me jette un coup d'oeil, sourit, aussi émerveillé que moi!
Ca y est je crois que je vais pleurer pour de bon!
Jamais de ma vie je n'ai ressenti pareille fierté! Pourtant mon fils m'a donné l'occasion maintes fois d'être fière! Fière parce qu'il faisait des choses avec facilité, parce qu'il "réussissait du premier coup", parce qu'il "arrivait mieux que le copain" à faire ci ou ça...

Mais ça n'avait rien de comparable avec ce que j'ai ressenti ce jour là, ni, je pense, avec ce qu'a pu ressentir Cédric!

La ponette est en forme, elle prend soudainement le galop. Cédric est assis impeccable dans sa selle, ses jambes bien placées, les mains basses, le prof salue sa "bonne assiette". Cédric est un peu impressionné par ce qui viens de se passer, mais il sourit.
Un peu après, le prof organise un petit jeu où il faut ramasser un anneau posé sur un plot. Il félicite à nouveau Cédric en disant qu'il se baisse comme un vrai joueur de horse ball...

Je n'ose y croire! Je n'ose rien dire, rien penser!

J'attend que Cédric sorte avec son poney, je n'y tiens plus, je lui fait partager ma joie, mon admiration! "Tu l'as fait! Tu as trotté enlevé! Tu étais super!" "oui, c'était bien! J'ai bien réussi je suis content! Je veux continuer!"

J'ai le coeur qui fait des salto dans la poitrine!

Hier, séance de poney suivante, Cédric avait encore un peu mal au ventre. Il n'a pas pleuré, mais il m'a dit quand même "encore le poney?" La séance était plutôt bonne, cette fois c'était trot assis, il avait une ponette difficile qu'il n'aime pas, et son prof n'était pas là, il était remplacé par une cavalière. Les poneys et les enfants étaient un peu dissipés. Cédric m'a dit "c'était chouette, mais je ne veux plus y aller, parce qu'on fait tout le temps du 'au trot' ".

J'ai dit à Cédric que je comprenais, mais qu'il était inscrit jusqu'en juin, que c'était son activité de l'année, et que dans la mesure du possible je préférais qu'il aille au bout de son engagement. On a parlé de cette notion d'engagement, et je lui ai dit qu'il n'y aurait aucun problème s'il voulait arrêter en juin...

Voilà notre aventure du moment, notre aventure de l'année!

11 décembre 2008

Et encore un!

que voulez vous! C'est ça quand on a une grande famille :)

Aujourd'hui donc c'est l'anniversaire de BARBARA, ma "plus petite grande soeur", compagne de jeux de mon enfance, confidente de toujours et pourvoyeuse de fous-rires à toute heure!

Et en plus c'est mon idole elle est trop belle!

BON ANNIVERSAIRE SOEURETTE!


C'est moua qui gagne le concours de la photo la plus avantageuseuh!

08 décembre 2008

c'est l'heure de la photo!

Et c'est l'heure d'un petit bilan!

Hé oui! la voilà la sacro sainte photo de classe est arrivée!


Regardez comme il a l'air studieux mon petit lardon! C'est sa maîtresse qui a dû rigoler en voyant sa photo!

Figurez vous que monsieur Cédric est un élève qui certes n'a aucun problème d'apprentissage, mais qui est très dissipé! Comme il l'a toujours été, Cédric est un enfant bien dans ses basket, tellement bien dans ses basket que les médecin de la pmi qui ont fait la visite scolaire en ont été impressionnés... Cédric est dans son élément à l'école, il est comme chez lui, et au grand dam de la maîtresse il fait comme chez lui! Il s'investit à fond dans ce qui l'aime et ne perd pas de temps avec ce qu'il n'aime pas!
Mais ce qu'il préfère, en dehors de jouer aux voitures et dans le coin cuisine, c'est faire rigoler ses copains. Et pas que ses copains d'ailleurs!
La maîtresse le puni au coin? Qu'à cela ne tienne, Cédric gesticule et fait des grimaces. Elle le puni sur le banc? A peine retournée qu'il est déjà caché dessous. La maîtresse de l'an dernier m'avouait qu'elle avait bien du mal à garder son sérieux!
En présence de ses copains, Cédric est difficile à contrôler! Il se dandine, dit des bêtises, s'esclaffe bruyamment...
En présence de ses copines, il devient carrément incontrôlable! Suffit qu'une minette passe devant lui et je retrouve mon Cédric en pleine crise d'hystérie! Il ne recule devant rien pour impressionner ces dames... Et sa mère peut bien s'égosiller et s' époumoner cela ne change strictement rien!

Le summum est atteint quand Cédricou se trouve fasse à ZE amoureuse, l'élue de son coeur à qui il est fidèle depuis plus d'un an! Nul ne sait ce qui l'a poussé à choisir Layla plus qu'une autre petite fille, mais je dois avouer que mon fils a du goût! Une petite blondinette vive et joyeuse qui a l'air d'avoir elle aussi un sacré caractère!
Cédric et Layla c'est comme Roméo et Juliette. Les instit lèvent les yeux au ciel et haussent les épaules en prononçant ces deux prénoms.
La maîtresse de Cédric m'explique avec fatalisme qu'elle doit les séparer en cours de journée car ils s'enlacent et se bécottent et surtout jouent à qui impressionnera le plus l'autre avec ses grimaces et ses bêtises au lieu d'écouter le cours...

Je suis toujours sidérée quand j'entend parler de "Cédric et Layla" car Cédric m'en parle peu, juste ce qu'il faut, c'est vraiment son histoire à lui et moi j'évite de le questionner, car ce que je trouve le plus incroyable c'est l'idée qu'il ait sa vie privée et qu'il la vive sereinement sans éprouver le besoin de m'y inclure... Tout juste laisse-t-il échapper devant la porte de la classe, regardant sa promise avec adoration un "oh, maman! Je l'aime de tout mon coeur!"
Un vrai coeur d'artichaut! Ce trait là me fait curieusement penser à son papa, c'est drôle!

Bon ça me fait un ptit pincement au coeur quand même hein, je vais pas mentir! Mon fiiiiifiiiiils à moi! Mais bon cet amour d'enfanf moi ça me laisse sans voix tellement je trouve ça beau, simple!

Déterminé et sensible, c'est mon petit Cédric! Courageux, tendre, obstiné, sûr de lui, gentil, orgueilleux par moments! C'est mon petit amour à moi :)



Pour finir, une très jolie petite perle de ce matin, en apprenant qu'une personne-de-mon-entourage-dont-je-tairait-le-nom-tant-qu'elle-n'a-pas-décidé-de-le-dire attend un bébé :

"oh! C'est bien, ça! Comme ça tu aura un bébé dans ton ventre, et elle aura un bébé dans son ventre et comme ça vous aurez un bébé toutes les deux, et on aura pas besoin de partager le notre!"

Bonne journée cher lecteur!

30 novembre 2008

HAPPY BIRTHDAY TO YOU MA SOEUR!


Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma soeur d'amour BABETH!


Toujours 10 ans d'écart, toujours autant de différences mais toujours autant d'amour et de respect entre nous, ma soeur!

Je t'aime fort!

25 novembre 2008

je vous présente mon petit bibou!

Hé non, vous le verrez pas!

Alors pourquoi vous le "présenter" me direz vous?

Parce que tout simplement, jusqu'à aujourd'hui je n'avais pas vraiment conscience qu'il était vraiment là! C'était presque virtuel quoi... Comme je n'ai fait que mon test pipi (que j'ai immédiatement partagé avec toi cher lecteur, tu vois quand même hein comme je suis sympa!), pas de prise de sang, pas vu ma gygy, pas d'echo, rien... je me disais si ça se trouve je fais une grossesse nerveuse ou un truc dans le genre! Si ça se trouve je suis même pas enceinte!
Et puis je sais pas j'étais assez pessimiste en fait, ce qui ne me ressemble pas...

Et puis là tout à l'heure avec chéri-doudou nous vla partis pour l'echographie! Bien entendu je n'ai pas retrouvé mon ordonnance (non parce que sinon ça aurait pas été drôle quoi!) donc un peu tendu mais bon en même temps c'est moi hein, je suis comme ça!

J'étais assez inquiète parce que l'echographiste est le même qui m'a fait la confirmation de diagnostic pour cédric, il s'était montré assez brutal, l'echo avait été pénible, il n'était pas loquace et avait trouvé tout un tas de problèmes, anomalies, malformations... que Cédric n'avait en fait pas.
Donc forcément j'étais pas super enthousiaste en fait...

Et puis finalement très agréablement surprise, je m'installe et il commence à me poser quelques questions, me demande comment se passe ma grossesse, puis comment s'est passée la précédente...
Alors là forcément je lui dit "ben pas très bien, d'ailleurs c'est vous qui m'avez confirmé le diagnostic de polymaflormation pour mon fils." Il me demande si je me souviens lesquelles (genre j'aurais pu oublier ça!) je lui explique et puis j'ajoute qu'il en avait trouvé tout un tas qu'il n'avait pas...

J'ai vu qu'il encaissait le coup tout en faisant mine que rien, mais l'examen a été super détendu, il nous expliquait tout ce qu'il voyait, il a tout regardé du mieux qu'il pouvait...

Quand j'ai vu le bébé à l'écran c'est drôle mais comme je répondait en même temps à ses questions j'ai pas réalisé tout de suite ce que je voyais... puis d'un coup je me suis dit "mais c'est mon bébé là! c'est lui c'est à ça qu'il ressemble!" Et j'étais toute émue!

Moi qui pensait être blasée des echo des examens et tout ça, je pensais vraiment pas revivre la même magie, la même émotion que pour cédric... c'était même plus fort en un sens parce que je savais à quoi m'attendre, je savais un peu mieux décrypter les images que j'avais sous les yeux, et puis après tant d'angoisses, d'incertitudes, la magie d'avoir simplement devant soi un bébé, un bébé qui va bien, porteur de tant d'espoirs que j'avais refoulés!

Bref j'en aurai presque versé ma larmichette mais non quand même, je suis une truie respectable, je ne pleurniche pas aux echos moi mâdâme!

Jérémie était tellement plus participatif aussi! Il regardait lui aussi d'un autre oeil j'ai l'impression, et faisait ses commentaires, enfin bref c'était un vrai moment ensemble, magique! L'echo a duré longtemps mais c'était un plaisir de profiter de bibou! l'écran était juste presque collé à mon visage, j'avais envie de tendre la main pour toucher mon bébé qui gigottait!
Par contre il nous a résolument tourné le dos tout le long, malgré les sollicitations de l'echographiste! C'était drôle d'ailleurs car bébé répondait en gigottant mais n'a jamais voullu se retourner! Du coup pas de cliché exploitable avec le bourgeon!
D'ailleurs quand j'en ai parlé à l'echographiste il a reniflé dédaigneusement et a dit que ce n'était pas fiable du tout...

C'est marrant Jérémie était tout fier que son bébé résiste et ne veuille pas se retourner! haha! ça me fait rire quand j'y pense!

Prochain rdv début janvier pour une echo 3D. A ce stade on devrait être en mesure de bien voir son visage et ses pieds pour voir si tout est bien comme il faut, parce que là c'est malheureusement trop tôt.

En tous cas de ce qu'il a vu, tout est ok, rien qui laisse supposer un problème, et la clarté nucale est bien aussi!

Voili voilou! je suis sur mon petit nuage maintenant, c'est bieeeeeeeeeen! :)

28 septembre 2008

la bonne nouvelle du jour!

j'avais commencé un long message pour relater mes malheurs, mais quelque chose de bien plus heureux est venu supplanter tout ça!

le voici le voilà...


(roulements de tambour)



TADAAAA!




Bon c'est pas flagrant mais on la voit quand même la petite ligne hein? Alors ça y est on dirait bien qu'un petit deuz est entrain de s'installer! espérons que l'endroit lui convienne et qu'il s'y sente assez bien pour y rester 9 mois :)

27 août 2008

quand on est truie c'est pour la vie...

Hier matin n'était pas un jour fait comme les autres...
On était là avec ma collègue Sophie, on discutait, enfin je l'écoutais, enfin je l'écoutais pas vraiment parce qu'en fait je nourrissais des pensées profondes telles que l'épaisseur de ma glaire cervicale la première semaine de mon cycle, la fréquence et la signification de mes douleurs ovariennes, J8 ou pas J8 telle était la question...
Alors tout à coup, j'ai interrompu Sophie au beau milieu d'une phrase pour m'écrier "viens on va à la pharmacie je vais acheter un test de grossesse!" Je crois qu'elle a essayé de me raisonner mais j'étais déjà entrain de sauter sur mon sac à main et nous voilà parties comme des furieuses à la pharmacie.
Ah! Délectation suprême et tant attendue de se retrouver devant le présentoir-à-test à ne pas savoir lequel choisir... quel critère privilégier? La beauté de la boite? le prix? la sensibilité? finalement j'ai pris le moins cher qui était aussi le plus sensible (J-2) et pour la boite on s'en fout en fait...
Nous voilà reparties vers le bureau où je dépiaute mon trésor et file en catimini vers les toilettes qui se trouvent dans le labo de la boucherie.
Je rase les murs en planquant mon test sous mon t-shirt, j'entre dans la cuisine et condamne la porte à l'aide d'un seau et du manche de la serpillère, laisse à peine entrebaillée la porte des toilettes dont l'ampoule est cassée, et me voilà dans le noir, à essayer de distinguer l'envers de l'endroit du test. Je vais pas t'infliger tous les détails de ma miction cher lecteur, ce serait abusé hein, et pas très agréable mais quand même quand j'y pense toute seule dans le noir à guetter si personne ne rentre, à essayer de diriger le jet comme il faut sans éclabousser tout le test (sinon ça marche pas), et puis fébrile, je recapuchonne, je me rhabille dans le noir en tenant bien mon test à la verticale, et puis re-rasage de murs avec le test en équilibre sous ma chemise, je cours au bureau, pose mon trophée sur le sous-main de Sophie et me démonte le cou pour essayer d'apercevoir une éventuelle ébauche de ligne violette...
là, mais si, regarde, Sophie! y'a pas un truc qui apparaît là? roh mais si regarde bien! ah non c'est une ombre, si je le met comme ça non, on voir rien du tout...

ah ben non...

On ne fait pas de test de grossesse une semaine avant la date présumée de ses règles sous prétexte qu'on a eu un prout coincé à J8 qui faisait penser à des douleurs ovariennes et une éventuelle ovulation! c'est complètement nul!

La suite dans une semaine cher lecteur!

Pensez à moi lors de votre prochain pipi!

10 juillet 2008

Sale gosse!


Chers lecteurs, aujourd'hui je voudrais que nous planchions sur un épineux sujet : les sales gosses!

A partir de quand peut on décréter que le merveilleux petit chérubin aux jolies boucles blondes sur lequel tout le monde s'extasiait est devenu une tornade que rien n'arrête, se mettant à frapper, cracher, répondre, et à provoquer?
A quel moment le ptit bambin en couches bascule-t-il du côté obscur de l'éducation? Y'a-t-il quelque chose à faire pour déceler ce moment et l'éviter? Hmmm?

Remontons un peu dans le temps...

Au début, il y avait ça :

Un petit bout de vous qui débarque comme ça presque à l'improviste malgré l'attente...

Un petit bout de vous qui vous a déjà fait vivre le spectre complet d'émotions qu'est capable d'éprouver un être humain, sans même être sorti de votre ventre... avouez que c'est fort quand même!


Vous vous souviendrez avec émotion de votre test-pipi positif, et déjà les sentiments contradictoires qui vous ont envahi, futur père et future mère que vous étiez...

Ah! et les nuits qui succèdent, cauchemard après cauchemard! Les seins tendus, les nausées, l'épreuve des courses alimentaires qui vous portent invariablement au bord du vomissement. Et encore, vous êtes chanceuse, votre voisine, elle, vomissait pour de vrai!

Et puis le 2e trimestre, la "fin des petits maux" comme ils disent dans les bouquins, vous êtes sereine pour quelques temps, jusqu'à ce que l'echo morphologique vous propulse dans une autre dimension inexplorée de la galaxie truitesque. Vous l'aviez pas vue venir celle là!!! Mais c'est qu'on s'ennuie jamais chez vous, c'est pas grave, c'est l'aventure, on continue... et puis là c'est un cas un peu particulier qui n'inclue plus le "vous", alors on va pas revenir là dessus, un peu trop douloureux encore...

Et puis la fin approche, la fin des fins! Votre ventre est si gros que ça alarme même les plus chevronnées des mamies du quartier, celles qui ont pourtant accouché 14 fois sans péridurale, qui ont eu des jumeaux, des triplés, celles qui ont tout vu tout fait, celles qui vous racontent en boucle sans jamais se lasser...

Même celles-là restent sans voix devant votre bidon bedonnant qui vous précède partout!

Sous le t-shirt, votre ventre a subi une drôle de transformation! Non seulement il a considérablement grossi, mais la peau si claire et si fine de votre ex-ventre plat est devenue une map monde à elle toute seule! Mieux! Vous avez maintenant le guide michelin tatoué à même le ventre, très pratique, transportable partout, il fera l'admiration de tous vos amis!

La démarche pingouin-like est devenue un mode de vie pour vous, mais estimez vous heureuse de pouvoir encore vous déplacer en rusant avec votre centre de gravité, les pieds en canard, le dos cambré, le bidon pointé comme une arme devant vous! Dans quelques semaines "rouler" sera un terme plus adéquat pour décrire votre façon de vous déplacer.

Les "ptites bulles" qui ont éclos il y a plusieurs semaines, vous chatouillant le bas ventre, sont devenues une lutte de tous les instants. Réveillée en sursaut, vous découvrez que votre perfide de fils a coincé ses deux talons sous chacune de vos côtes afin de prendre appui pour pousser sa tête contre votre vessie, réduisant sa capacité de stockage à 2ml maximum.

Vous roulez donc toutes les 1/2 heures vers les toilettes, à l'autre bout de l'appartement.

Vos ligaments ont l'air de vous insulter copieusement chaque fois que vous bougez un orteil, c'est normal! Parraît que ça serait pire si votre bassin se contentait de se déplacer le jour de l'accouchement.

Alors oui, vous l'avez attendu ce bébé, vous en avez bavé, vous êtes brave, vous êtes forte, vous avez survécu à ces 9 mois et vous vous apprêtez à survivre à votre accouchement!

A côté de ça koh lantha et compagnie ça vous fait doucement rigoler, et vous avez raison!

Le pire dans tout ça c'est que vous n'êtes fâchée après personne, une fois que le fruit de vos entraille repose tranquilement la tête calée entre vos nénés.

Vous pourriez pourtant en vouloir à la terre entière d'avoir dû traverser CA! Mais non, non non! Orgueilleuse que vous êtes vous éprouvez seulement une fierté sans bornes devant la magnifique bouille de votre bébé d'abord, et devant l'épreuve que vous venez de traverser avec brio! Si! Vous êtes convaincue de l'avoir traversée avec brio, d'ailleurs les infirmières, sages femmes et compagnie ont bien récité leur texte en vous répétant combien vous poussiez merveilleusement BIEN, comme vous êtes courageuse! Comme votre accouchement était fantastique! Elles ont peut être même poussé le vice jusqu'à prétendre qu'elle ne l'oublieront jamais!

Vous trouvez alors encore la force d'oublier que vous avez passé plusieurs heures dans une position humiliante à gémir de douleur, à vous vider de partout, à insulter, pour certaines, copieusement le personnel, voir même à hurler à la mort!

Votre conjoint taît pudiquement le passage à la "poussée" quand il a cru réellement que vos yeux allaient quitter vos orbites, et que vos joues se gonflaient parce que vous ne poussiez pas comme il fallait.

Il prétendra avoir pleuré d'émotion à la naissance de ce petit être sanguinolent qu'on lui aura présenté comme son fils, mais qui peut vraiment être certain que ces larmes étaient vraiment une manifestation de joie et d'amour? hein? Bon, on va quand même garder le bénéfice du doute...

A ce stade donc, quand vous tenez enfin votre progéniture dans vos bras, il y a déjà un sérieu contentieux entre vous... Mais vous pouvez encore utiliser la dernière arme de votre dignité, dont vous allez user et abuser pendant des mois : le déni!

Vous n'êtes pas obligées de raconter la vérité, vous pouvez faire comme les copines et raconter partout à quel point cette grossesse a été merveilleuse, l'accouchement un rêve!

Vous pouvez continuer à utiliser la même technique pour raconter les nuits de votre bébé, ses progrés, ses biberons vite avallés, terminé par un rot parfait en la majeur! Bien entendu chérubin dort au moins 10 heures par nuit, il fait une selle par jour, 2 siestes de 2 et 3 heures, dit "aga aga" à bon escient, sourit aux anges, et manifeste de la joie quand son papa rentre du travail!

Sisi!

J'en connais même une qui prétendait que son nourrisson avait de l'HUMOUR!

Officiellement, la petite teigne qui vous a fait oublier le seul souvenir d'un sommeil réparateur, vous provoque des crises d'angoisse à la seule vue de l'heure du repas qui approche, vous vomit ses biberons dessus et pleure des heures dans vos bras comme si vous étiez une étrangère essayant de l'enlever, est encore un chérubin d'amour!

La famille et les copines s'extasient gentiement sur sa bonne bouille, le félicitent d'avoir déjà du caractère, et les courbes de taille et de poid de son carnet de santé sont des trophés que vous brandissez à la moindre occasion. Tous ces sacrifices ont une contrepartie savoureuse et vous jubilez d'autant plus que le quotidien est difficile...
Jusqu'à ce qu'il commence à se déplacer et à penser par lui même, petit chérubin peut encore tenir son rôle d'enfant parfait!

Quand vient le jour où vous pouvez raconter fièrement à la terre entière que "ça y est, il marche", les choses commencent à prendre une autre tournure...

Petitd'homme va alors prendre ses propres initatives. Les spécialistes vous diront qu'il apprenait à le faire depuis bien longtemps, mais jusqu'ici cela n'avait pas beaucoup d'inconvénients.

Maintenant, votre Progéniture accède à votre monde à vous, fouille dans vos affaires, vomit dans votre sac à main, jette vos tampons dans la cuvette des wc, bref : il n'en rate pas une!

Vous ne pouvez plus vous contenter de le caler dans sa poussette avec 1/2 paquet de boudoirs pour raconter à vos copines combien votre enfant est meeeeeerveilleux et vous en servir lâchement comme faire-valloir quand vous même n'avez plus grand chose à vanter...

Maintenant toutes vos phrases sont entrecoupées par des courses effreinées pour rattraper grand chérubin qui est entrain de se barrer du parc, qui sers de trampoline à un groupe de troizans, ou qui est entrain d'arracher les oreilles du caniche de la mémé d'en face.

Du coup, vos récits savemment étudiés n'ont plus du tout la même saveur.

"ah! les enfants! quel bon... CEDRIC! NON! ON MANGE PAS LES CAILLOUX C'EST SALE! -heur! J'ai de l'a chance avec le mien, il est tellement ado... CEDRIC! NE TOUCHE PAS A LA POUBELLE! rable! un vrai petit ange! CEDRIC TU REND LA CHAUSSURE DE LA PETITE FILLE!

Les choses se corsent à mesure qu'il grandit. Maintenant il parle, et vous espériez un peu de répit, ayant attentivement écouté vos copines qui vous relataient les adorables expressions de leurs petits morveux... Vous aviez hâte vous aussi de l'entendre zozotter "ze t'aime maman ssérie", en public si possible... au lieu de ça petit lardon ne rate jamais une occasion de pointer du doigt la dame à côté de vous à la caisse supermarché ou au parc et de s'écrier "oh maman lé grosse agad'!" ou "lé sale la dame lé tout' noire!"

Rapidement, bien sûr, votre gentil chérubin aura retenu toutes les grossièretés que vous proférez dans l'intimité du foyer familial sans y penser. Vous accusez lâchement la garderie, la nounou, les enfants du square voir les cousins plus âgés! Mais lardon chéri a l'art de ressortir à la perfection et sans une faute de prononciation vos propres expressions alambiquées telles que "file dans ta chambre! Je veux plus t'entendre!" et ça, c'est difficile de le mettre sur le dos des cousins!

Viens l'heure ou petit lardon est devenu bien grand, il va à l'école et vous avez ramé pendant quelques mois pour prendre des habitudes plus correctes histoire de lui montrer l'exemple et de redresser la barre... vous avez maintenant bien compris que c'était votre pitchounet qui vous éduquait mais vous n'en éprouvez qu'un vague sentiment d'abdication que vous avez relégué au fond de votre poche avec votre fierté, votre amour propre et le souvenir déjà lointain des matinées à traîner au lit qui datent d'une autre époque, avec un mouchoir par dessus.
Grand lardon semble avoir renoncé à proférer des injures et des menaces à tout va, vous vous félicitez d'avoir bien su tenir la barre et rayonnez devant l'enfant bien éduqué que vous trimballez partout avec vous.

Hélas, vous ne voyez pas le coup venir quand tout à coup tous ces parents avec qui vous avez lié des relations d'enorgueillissement mutuel vous racontent que grand lardon à appris des gros mot à leur petit dernier, et enseigne à grand deuxième l'art de la bagarre dès que vous avez le dos tourné...

Vous décidez, forte de votre expérience de "reprendre les choses en main", vous vous êtes gavé de bouquin sur l'éducation non-violente et sur l'écoute active et vous êtes certaine de faire passer le message, mais visiblement grand lardon n'a pas les mêmes lectures que vous car il entre dans sa période d'"autonomisation par le cri" et c'est lui qui vous hurle dessus dès que vous ouvrez la bouche...

Vous avez pourtant usé de trésors de patience, mais vous tremblez d'effroi à l'idée de devoir prononcer vous même le mot "non" ou "c'est pas possible, chéri", qui entraînent invariablement quantité de cris hystériques, de coups de pieds dans les murs ou dans les tibias si vous n'êtes pas assez rapide pour les éviter, et de déclarations grandiloquentes sur le mode "J'EN AI MAAAARRE MAMAN JE SUIS TREEEES FACHE JE NE T'AIME PLUS JAMAAAAAIS DE LA VIE!"

A vrai dire, à votre grand désarroi, ce n'est plus petit lardon que les gens regardent de travers, non! Ils ont la compassion habituée des gamins chamailleurs de cet âge. Non, c'est bien VOUS qu'ils regardent perfidement, attendant, suspendus à vos lèvres, votre réaction face au déchaînement de votre progéniture!
Vous vous accrochez tant bien que mal à votre certitude que la violence et les cris ne mènent à rien, mais force vous est de constater que la tactique inverse de votre grand-petit est surprenante d'efficacité, tandis que la votre semble tout à fait inappropriée.

Votre quatre-ans est entrain de hurler et vous entends à peine lui dire d'un ton posé au milieu du vacarme "tu as l'air très contrarié aujourd'hui mon chéri! Je comprends que ne pas avoir cette si jolie friandise que cet abruti de boulanger a exposé bien en vue dans sa vitrine te frustre terriblement, tu as entièrement le droit d'être en colère surtout que ton copain machin viens de sortir avec sa maman de ladite boulangerie avec un sac plein de bonbons, ça doit te parraître terriblement injuste, mais tu sais maman a réussi à conserver une audition tout à fait correcte malgré des années d'usage intensif de balladeur-cassette à fond les bièles dans les oreilles et elle aimerait bien la conserver encore quelques années, ce serait bien si tu pouvais trouver un autre moyen d'exprimer ton désarroi qu'en me hurlant dans les oreilles... Ah, oui, chéri! Je vois que tu fais des efforts manifestes pour exprimer ta colère autrement! Mais j'avais l'intention de conserver aussi mes tibias quelques années de plus, tu te souviens on avais dit qu'on ne pouvait pas frapper les copains, ben c'est aussi valable pour maman, hein mon coeur!"

Ce genre de monologue peut durer un bon moment et vous vous efforcez de ne pas relever les yeux sur la horde de mamans indignées qui ne comprennent pas que vous n'ayez pas comme elles mis une bonne fessée à grand-chérubin histoire de "marquer", le mot est juste, les limites de votre patience tout de suite...

Alors oui, à ce stade là vous pouvez légitimement vous demandez à quel moment bébé d'amour est devenue une furie sans foi ni loi! Où s'est inserré le grain de sable dans le rouage parfaitement huilée de votre éducation faite d'amour, de respect, de compréhension et de coups de gueules aussi quand même, il faut bien l'avouer...?

Alors, à ce moment là, histoire de ne pas sombrer dans la masse uniforme des parents conformistes qui tiennent la bride bien droite à leurs enfants bien-mieux-élevés-que-le-votre, vous décidez de regarder les choses autrement...

Vous voyez alors un grand garçon de quatre ans qui a assez d'assurance et de confiance en lui pour vous dire "zut" (ah non, zut ne fais pas encore partie de son vocabulaire, mais vous voyez ce que je veux dire... quand il estime que vous êtes injuste avec lui, un enfant capable d'avoir sa propre opinion et n'a pas peur de vous la donner et de la défendre. Un enfant qui comme tous les autres adore braver les interdit, jouer avec la magie des gros mots, faire la guerre avec les copains, et se laisse parfois déborder par un excès d'énergie...
Oui, cet enfant que vous avez devant vous, à force de patience et de compréhension, est capable de réaliser tout seul que le coup de pied qu'il viens de filer à la petite copine qui lui avait piqué son jouet lui a peut être un peu fait mal, et qui s'excuse de lui même sans le crier haut et fort, ce qui fait que vous ne l'aviez peut être pas entendu...
Ce grand garçon tout à coup, après des mois de bataille avec vous, s'épanouit comme par magie, semble vous dire "tu vois maman, on a tenu le coup tous les deux et je viens d'intégrer des tas de choses, il me fallait juste un peu de temps". Un beau jour vous vous levez et tout deviens plus facile sans que vous compreniez très bien pourquoi... Vous dites non pour un 2e bonbon à grand lardon et il vous demande "ce n'est pas l'heure?" avant de chercher autre chose d'intéressant à faire. Vous restez pantoise avec la tension qui a déjà grimpé de quelques crans, vous attendant à livrer un nième combat, mais non...
Vous surprenez grand lardon à l'aire de jeu du mac do expliquant aux grands copains que petit-cousin est plus petit qu'eux et qu'il ne faut pas le pousser comme ça, surtout qu'il s'est fait un bobo sur le front un peu plus tôt (bon le fait est que le bobo a été causé par grand lardon, mais c'était pas fait exprès!)... Vous réalisez alors que vous avez bien fait de ne pas céder, jamais, à la tentation de dire à votre poussin d'amour de rendre coup pour coup pour "ne pas se laisser faire" en collectivité...
Vous êtes fière d'entendre votre marmot brailler 10 fois d'affilée au copain qui lui jette des balles dessus "Non, stop! Je ne veux pas que tu me jette des balles!" et de voir ledit copain cesser son manège à la 10ème fois sans qu'il y ait besoin d'une baston entre les deux...
Vous êtes fière, encore et surtout, d'entendre votre lardon d'amour vous répéter inlassablement, tous les jours que vous êtes "beeeelle comme une princesse/un camion rouge/un train qui va vite..." qu'il est "amoureuse" et qu'il vous "aime fort comme ça pour toute la vie"

Et finalement vous savourez d'autant plus votre fierté que c'est vrai, il faut bien le dire, c'était dur et pas gagné d'avance, et que des batailles il y en aura encore, mais que dès lors que vous cessez de considérer l'éducation comme une guerre entre vous et votre enfant, les choses deviennent tout à coup plus simples, plus naturelles.

Comme on dit, patience et longueur de temps font plus que force ni que rage...

01 juillet 2008

Hé ben ça y est!

Un an de plus pour ma pomme!

Je me souhaite à moi même un bon annif (quoi? ça se fait non?), et tout plein de bonnes choses qui sont bonnes pour les ptites truies!

Heu pour le bilan de cette année on verra ça plus tard je suis pas en état!

J'en profite pour vous faire à tous de gros bisous chers lecteurs, amis, à ma famille bien sûr, à tous ceux qui m'entourent et qui me sont précieux, par leurs petits ou grand gestes ou leur simple présence qui m'est si précieuse!

voilà, sniff, c'était la séquence émotion du jour!